Canadiens

Le CH coulé par un but tardif

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Lentement mais sûrement, le Canadien s’enlise. Alors qu’on le croyait pratiquement assuré d’une place en séries éliminatoires, au début du mois de février, il semble maintenant incapable d’accumuler les victoires.

Jeudi soir, au vétuste mais rénové Nassau Coliseum, les hommes de Claude Julien ont échappé deux précieux points au classement. Ce revers de 2 à 1 aux mains des Islanders de New York était le neuvième du Tricolore en temps réglementaire à ses 15 derniers matchs.

La situation n’est pas encore suffisamment alarmante pour appuyer sur le bouton de panique, mais on peut maintenant approcher l’index.

Et c’est sans compter que ni les Hurricanes ni les Blue Jackets ne jouaient jeudi soir. Ce qui signifie que le Canadien, neuvième avec 81 points, a maintenant disputé deux matchs de plus que la Caroline (83 points) et un de plus que Columbus (81 points).

«C’est malheureux, mais c’est la situation actuelle. C’est le genre de chose qui fait la différence entre des champions et une équipe qui rate les séries, a lancé Price, au terme de cette soirée de 32 arrêts. Ça fait partie de l’apprentissage. On doit passer à autre chose.»

En mode séries... les Islanders

Les joueurs des Islanders ont beau être dans une situation moins précaire que celle du Canadien, ils sont toutefois ceux qui se sont présentés sur la patinoire et qui avaient le plus à perdre.

«Les Islanders étaient en mode séries. Ils sont venus pour gagner dès le départ. Ils voulaient la victoire plus que nous», a déclaré Andrew Shaw, une fois de retour au vestiaire.

Dès le début du match, ils ont déployé une intensité s’apparentant à celle des séries. Manifestement, certains joueurs du Tricolore ont été pris par surprise par cette intensité. En début de match, la pression exercée par les attaquants des Islanders semblait insoutenable pour les hommes de Claude Julien.

Un manque de précision et quelques arrêts de Price ont empêché les locaux de prendre une option sur la rencontre dès la première moitié du premier engagement.

D’ailleurs, jusqu’au milieu de la deuxième période, Price semblait être le seul joueur du Tricolore à avoir élevé son niveau de jeu.

Toujours bien positionné, le vétéran de 31 ans a multiplié les déplacements à point grâce à de vifs réflexes. Son calme dans la tourmente aura permis aux visiteurs d’espérer ajouter deux points au classement, jusqu’à ce qu’Anders Lee inscrive le but gagnant avec moins de trois minutes à faire au match.

Un trio dominant

Cette réussite de Lee, le meilleur buteur des Islanders, était un juste retour des choses pour le trio qu’il compose en compagnie de Mathew Barzal et de Jordan Eberle.

À forces égales, Barry Trotz, en vieux renard, a opposé le trio de Barzal à celui de Jesperi Kotkaniemi. Il a compris que la recrue manquait d’expérience, que Jonathan Drouin en arrache en défense et que Jordan Weal n’est pas réellement un joueur de 3e trio.

Cette unité new-yorkaise a dominé ses rivaux de bout en bout. L’entraîneur-chef du Canadien s’est finalement ajusté à la 11e minute du second engagement. Il a alors remplacé Drouin par Paul Byron à la gauche de sa troisième unité.

«Ce sont des joueurs rapides. Pour une bonne portion du match, on a fait du bon travail pour les garder en périphérie. Une erreur a finalement fait la différence», a indiqué Byron.

Vers la fin de l’engagement, Julien a de nouveau sorti le boulier, réunissant Byron avec Nate Thompson et Jordan Weal. Une décision qui lui a souri puisque c’est cette unité qui se trouvait sur la patinoire lorsque Jordie Benn a nivelé la marque.