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La F1 pleure le décès de Charlie Whiting

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Le Grand Prix d’Australie qui, traditionnellement, marque le début d’une nouvelle saison en F1 a commencé jeudi sur une note triste quand on a appris avec stupéfaction le décès soudain, jeudi, de Charlie Whiting.

Arrivé à Melbourne quelques jours plus tôt, le directeur de course de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) est mort d’une embolie pulmonaire. Il n’était âgé que de 66 ans.

Selon certaines informations obtenues par «Le Journal de Montréal», Whiting aurait été victime d’une phlébite à bord de l’avion qui l’a mené d’Angleterre vers l’Australie.

Le caillot de sang se serait ensuite logé dans ses poumons, des heures plus tard, après qu’il s’est présenté mercredi au circuit pour ses rencontres d’usage et la reconnaissance des lieux.

À l’écoute des pilotes

«Nous sommes tous choqués de son départ précipité, a déclaré Sebastian Vettel. C’est mon cas en particulier, puisque j’avais discuté avec lui peu de temps avant son décès. On avait parcouru les premiers virages du circuit ensemble avant que l’on se quitte...

«Je le connaissais depuis longtemps et il était à l’écoute des pilotes, a renchéri le pilote de l’écurie Ferrari. Vous pouviez lui demander n’importe quoi, n’importe quand. Sa porte était toujours ouverte pour écouter nos revendications. C’est difficile de croire qu’il n’est plus là.»

Whiting avait cette tâche depuis plus de 20 ans de superviser la sécurité en F1 et de s’occuper aussi des procédures de départ. C’est lui qui, installé sur la passerelle, actionnait les feux avant que les pilotes ne s’élancent sur la piste.

Dumontier bouleversé

C’est en correspondance à Vancouver, en route vers Melbourne, que François Dumontier a appris le décès de Whiting.

«Je suis bouleversé, a dit le promoteur du Grand Prix du Canada, en entrevue téléphonique au "Journal de Montréal". C’est un choc terrible. Je le connaissais depuis plus de 20 ans. Le monde de la F1 perd un géant et moi, un ami.

«Nous avons pris des repas ensemble à quelques reprises et il aimait beaucoup Montréal. Je n’en reviens pas...»

Lewis Hamilton a lui aussi tenu à rendre hommage à cet apôtre de la sécurité, mort beaucoup trop jeune.

«Cette nouvelle m’attriste au plus haut point, a souligné le quintuple champion du monde. Charlie a été un pilier de notre sport, même si parfois on n’était pas toujours d’accord avec ses décisions.»