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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Impact

Hassoun Camara, d’athlète à entrepreneur

Publié | Mis à jour

Derrière Hassoun Camara le joueur de soccer se cachait un fin entrepreneur. On le découvre à la lecture de «Saisir sa chance – Quand le sport rencontre l'entrepreneuriat», qu’il a coécrit avec Benoit Chalifoux.

Le livre qui vient de paraître aux Éditions Logiques dresse des parallèles entre le sport et l’entrepreneuriat à travers l’histoire de Camara. L’ancien défenseur de l’Impact de Montréal possède maintenant trois entreprises, soit le Victoire Magazine, le centre de soccer Le Park, dans Hochelaga, et la chaîne de restaurants Osè, à Paris.

«Les athlètes de haut niveau, de soccer en particulier, sont des entrepreneurs à l’état pur, remarque Camara. Ils ne savent pas s’ils seront sur le terrain le samedi, s’ils auront un contrat à la fin de l’année ou dans deux ans. Il faut prouver à chaque fois qu’on peut y arriver. Pour l’entrepreneur, c’est exactement la même chose. Il ne sait pas s’il pourra payer le loyer, s’il pourra faire accepter son produit au marché. Je trouvais ça vraiment pertinent de le partager de cette façon.»

Des qualités communes

Pour le Français de 33 ans, les athlètes et les entrepreneurs possèdent plusieurs qualités communes. La première entre toutes est la persévérance.

«On n’a aucune garantie et on n’a pas le choix de continuer malgré tout ce qui se dit autour de nous. En tant qu’humain, on absorbe vite les émotions négatives et on doute assez rapidement. Mais on doit passer par-dessus et tout donner pour avancer.»

La capacité de vivre dans le moment présent rapproche également les athlètes des entrepreneurs selon lui.

«On se projette beaucoup avec les difficultés qui pourraient nous arriver. Mais avec le recul, on constate que 90 % des échecs ou des difficultés qu’on anticipe ne nous arrivent jamais, dit Camara. C’est en se concentrant sur ce qu’on peut contrôler qu’on arrive à donner le meilleur de soi-même. Lorsqu’on se concentre sur des facteurs qu’on ne contrôle pas, c’est là justement qu’on perd ses moyens et qu’on est moins efficace.»

Des apprentissages importants

Au cours de sa carrière sportive, Camara a appris à contrôler ses émotions et à vivre avec les échecs. Des apprentissages qui lui ont beaucoup servi depuis qu’il est devenu entrepreneur.

«La peur d’échouer ne doit pas freiner l’entrepreneuriat, au contraire. Une personne qui entreprend, c’est une personne qui a déjà gagné. Pour moi, l’échec, c’est de ne pas être qui on est réellement. C’est de vivre une vie que d’autres auront décidé pour nous.»