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Rémi Garde à Montréal pour rester

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Depuis la semaine dernière, des rumeurs d’intérêt de l’Olympique lyonnais envers Rémi Garde circulent, mais il ne faut pas s’attendre à ce que l’entraîneur-chef de l’Impact parte demain matin.

«De mon côté, je démens tout contact récent avec Lyon sur le sujet qui a été évoqué. J’ai plutôt le sentiment que c’est une rumeur créée de toutes pièces, a-t-il affirmé avec fermeté. Je ne sais pas de qui ça vient.»

Garde, dont le contrat se termine au terme de la saison 2020, n’a donc pas l’intention d’aller prendre la relève de son ami Bruno Génésio, si celui-ci devait ne pas recevoir de nouvelle offre au cours de l’été.

«J’ai des contacts avec mes amis à Lyon, notamment Bruno Génésio, son staffet ses joueurs, pour les encourager pour le grand match de demain, mais ça s’est limité à ça.»

Pas une distraction

Rémi Garde n’est pas du genre à se laisser déranger par ce genre de rumeur, surtout dans le contexte actuel.

«Ça ne me dérange pas du tout. Franchement, j’ai d’autres préoccupations en tant qu’entraîneur au lendemain d’un match qu’on a perdu et dans lequel on n’a pas eu la performance qu’on voulait.»

Justement, il a eu une impression d’œuvre inachevée en revenant sur cette défaite de 2 à 1 subie contre le Dynamo de Houston, samedi.

«C’est plutôt de la déception de ne pas avoir reproduit ce qu’on a produit les semaines d’avant. Il y avait moins de mobilité, moins de transition défensive, et nous étions moins alertes que lors des derniers matchs.»

Déséquilibre

Comme il l’a affirmé après la rencontre, Samuel Piette a maintenu que l’équipe a souffert d’un manque d’énergie, insistant sur le fait que le problème n’en était pas un de tactique.

«On était très confiants, mais au niveau technique ce n’était pas aussi propre qu’on peut l’être et, quand tu as un début de match un peu mou, ça prend un peu de temps pour te mettre dedans.»

On a quand même constaté qu’il y avait un déséquilibre sur le plan offensif, puisque le jeu penchait fortement sur le côté gauche, celui d’Ignacio Piatti.

Mais voilà, l’Argentin a eu des joueurs dans les pattes tout le long du match et n’a pas eu l’espace nécessaire pour s’exprimer.

Couloirs

Cette situation a donc mis en lumière l’importance de trouver l’équilibre entre le couloir gauche et le couloir droit, ce qui n’est pas si simple que ça.

«Malheureusement, Harry Novillo s’est blessé et ça a déstabilisé un peu le côté droit, mais avec le travail ça va venir, il ne faut pas s’inquiéter pour ça», a indiqué Zakaria Diallo en prenant la défense d’Orji Okwonkwo, lequel a amorcé le match à droite avant d’être remplacé par Mathieu Choinière.

«Orji vient d’arriver, il n’était pas là depuis un mois et demi et il a joué une mi-temps [et le match à San Jose, NDLR]. Au niveau du placement, il avait un peu de mal, et ça, c’est normal. Il ne connaît pas les automatismes et ça va venir avec le temps.»

Le grand défenseur a également noté que l’attaque devait aussi se développer par l’axe, alors qu’elle a essentiellement passé par les couloirs lors des deux premières rencontres.

«On peut le faire avec plus de mobilité. On l’a fait dans les matchs préparatoires. Il faut continuer à essayer de trouver les meilleures possibilités pour jouer, que ce soit dans les couloirs ou dans l’axe. On a des joueurs dans l’axe pour casser les lignes.»

De l’importance d’attaquer par les couloirs

Ce n’est pas évident de débloquer l’attaque par l’axe chez l’Impact. Samuel Piette entend les critiques à ce sujet, mais ne les comprend pas nécessairement.

«J’ai un peu de misère avec cette critique parce que je ne la comprends pas toujours.»

«Je crois que c’est bénéfique pour l’équipe de jouer sur les côtés pour aller chercher quelque chose de différent. »

Il a expliqué en détail sa perspective et les décisions qu’il prend quand vient le temps de distribuer le ballon.

«Je joue ce que je vois, ce qui est ouvert, mais je sais que c’est une critique qui revient souvent dans mon cas.»

«Mais quand je reçois la balle et que je vois Maxi [Urruti] qui est contre deux grands bonhommes en avant, je pourrais lui faire la passe, mais je sais qu’il y a 10 % de chances de la garder, je me dis “pourquoi jouer cette passe-là ?”.»

«J’ai [Micheal] Azira qui ouvre sur le côté, qui va prendre deux touches et qui va jouer vers Bac [Bacary Sagna] et qu’on va aller sur les côtés.»

Voyez le reportage de Nancy Audet dans la vidéo ci-dessus.