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Crédit : Dominick Gravel/Agence QMI

Football

Maurice Simba: un géant bien content

Publié | Mis à jour

Cinq équipes de la NFL se sont déplacées à Montréal pour le pro day de Maurice Simba, qui se disait satisfait de ses performances.

«Je suis très satisfait de mes performances», a déclaré le bloqueur étoile des Stingers de Concordia après avoir repris son souffle.

«Le plus important était de donner mon 100 pour cent, et c’est ce que j’ai fait. J’espère que les recruteurs ont aimé. J’aurais aimé courir 4 s 4 au 40 verges, mais ce n’est pas réaliste pour un gars de 343 livres. Je veux toujours m’améliorer et je vais continuer de travailler fort. J’ai beaucoup de choses à améliorer et je suis ouvert à la critique.»

Les Bears, les Jets, les Packers et les 49ers étaient présents, tout comme lundi au PEPS pour Mathieu Betts et Samuel Thomassin, en plus des Browns qui se sont ajoutés. Les Steelers n’étaient pas de retour.

Simba a réussi 25 répétitions au développé-couché et a signé des chronos de 5 s 99 au 40 verges, de 9 s 32 aux 3 cônes et de 5 s 76 au t-test.

Il a réalisé des bonds de 19 po au saut vertical et de 6 pi 11 po au saut en longueur sans élan.

«J’espère que j’ai augmenté ma valeur, mais je n’ai pas de contrôle sur ce que pensent les recruteurs», a souligné le gaillard de 6 pi 7 po qui aura le sommeil plus léger au cours des prochaines nuits.

«J’ai hâte de voir la suite. Je ne tiens rien pour acquis et je suis conscient que je pourrais jouer dans la LCF à mes deux premières saisons. Je vais m’asseoir avec mon agent [Sasha Ghavami] et on va décider si je vais participer ou non au camp d’évaluation de la LCF à Toronto. Parce que je ne veux pas être déçu, je souhaite seulement obtenir une invitation à un camp de la NFL. Si je suis repêché, ça sera à la gloire de Dieu.»

«Potentiel énorme»

Ghavami estime que son poulain a répondu à quelques questions et devra améliorer certains aspects.

«Il a réussi de solides tests de force et il devra continuer à améliorer sa flexibilité et la souplesse du bas du corps, a-t-il souligné. Le travail se poursuit. Il a parcouru tellement de chemin en quatre ans à Concordia. Ce n’est qu’un début. Son potentiel est énorme. La question est de savoir si une équipe de la NFL sera prête à faire preuve de patience ou si son développement passera par la LCF.»

Simba a reçu quelques conseils de Laurent Duvernay-Tardif au cours de la saison.

«Quand on a su que les Steelers venaient me voir jouer, il m’a dit de rester moi-même et de ne pas paniquer. Pendant un camp à Concordia cet été, il m’a dit que j’aurais ma chance en raison de ma grandeur.»

Remerciements

Simba tenait mordicus à tenir son pro day à Montréal dans le giron des Stingers.

«Je suis vraiment chanceux d’avoir obtenu un pro day et c’est vraiment incroyable tout le chemin parcouru en quatre ans», a raconté le natif de la République démocratique du Congo, qui est arrivé au Canada à l’âge de 18 ans.

«Pour cette raison, c’est ma façon de remercier la Ville de Montréal et Concordia d’avoir donné la chance à un immigrant. C’est ma façon de donner de la visibilité à Concordia afin que les recruteurs soient de retour dans le futur pour d’autres Stingers.»

«Un scénario de film»

Paul-Eddy Saint-Vilien était aux premières loges pour assister au pro day de Maurice Simba.

«Le parcours de Maurice est littéralement un scénario de film, a affirmé le coordonnateur défensif des Ravens de Carleton et entraîneur-chef des Nomades Montmorency au moment où Simba a découvert le football, en 2013. À ses débuts, il n’aimait pas le football parce qu’il ne comprenait pas. Je lui ai demandé d’aimer le football et dit que de bonnes choses arriveraient. Il a embrassé le défi, et tout le crédit lui revient.»

«Mo a toujours possédé les aptitudes, mais il ne le savait pas, de poursuivre Saint-Vilien. Il ne savait pas comment utiliser son corps. Oui, il mesure 6 pi 8 po, mais il possède les pieds, les mains et les hanches pour jouer à ce niveau. Il est capable de se pencher et de bouger. Sa force se situe au niveau du jeu au sol. Il possède du chien et il veut terminer ses blocs.»

Reconnaissant

Simba était ravi que Saint-Vilien soit à ses côtés. « C’est Polo qui m’a donné ma première chance. Je détestais le football et il m’a fait réaliser que je devais aimer le sport. Avec le plaisir, ma capacité d’apprendre a augmenté. »

Le sympathique géant avait aussi de bons mots pour l’entraîneur-chef Brad Collinson, qui l’a dirigé à sa dernière saison avec les Stingers.

«Il m’a enseigné l’humilité et que personne n’est plus gros que l’équipe. Ça ne paraît pas en raison de la fiche de l’équipe, mais il a changé la culture. C’est plus sérieux.»

Erreur

Adjoint avec le Rouge et Or de l’Université Laval et impliqué dans le recrutement, Collinson n’avait pas jugé bon de retenir les services de Simba à sa sortie des rangs collégiaux.

«On avait manqué notre coup, a reconnu Collinson. On s’en est parlé et notre décision l’a motivé. Il n’est partant que depuis trois ans. Il n’a pas encore touché son plafond. Un recruteur me disait que sa longueur de bras (36 po 1/8) le place dans l’élite.» Son envergure (wingspan) est de 84 po 1/8.