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Canadiens

Jonathan Drouin veut rebondir

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Jonathan Drouin connaissait la statistique. On n’avait pas besoin de la lui rappeler. Juste par son regard, on pouvait lire son désir de se racheter lors des 13 derniers matchs de la saison.

Assez constant depuis le premier jour du calendrier, Drouin a frappé un mur depuis le 7 février, soir où il avait amassé quatre points (deux buts, deux aides) dans un gain de 5 à 2 contre les Jets de Winnipeg. À ses 13 dernières sorties, le numéro 92 a obtenu seulement quatre aides, quatre points récoltés dans une victoire facile de 8 à 1 face aux Red Wings à Detroit. C’est donc dire qu’il n’a pas inscrit son nom sur la feuille de pointage dans 12 des 13 dernières rencontres.

«Je sais que les gens parlent de mes statistiques depuis quelques matchs, a répliqué Drouin. J’ai maintenant plus d’expérience pour l’oublier un peu. Je me concentre plus sur la course pour les séries que mes statistiques personnelles. En même temps, je suis un joueur offensif et ça fait partie de mon travail d’accumuler des points. C’est l’un de mes rôles.»

«Je dois revenir à des choses simples, a-t-il enchaîné. Je veux aussi créer des choses, je n’en fais pas assez dernièrement. Je regarde plusieurs vidéos pour analyser ce que je faisais de bien avant ma période creuse. Pour les trois derniers matchs, je sais que mon effort était là.»

Plusieurs centres différents

Avant sa baisse de régime, Drouin avait traversé une période très productive avec neuf points (trois buts, six aides) en seulement trois matchs du 3 au 7 février. À ce moment-là, il se retrouvait à l’aile gauche en compagnie de Phillip Danault et de Brendan Gallagher.

Depuis la visite des Oilers d’Edmonton, des Ducks d’Anaheim et des Jets au Centre Bell au début du mois de février, Drouin s’est trimballé d’un trio à l’autre. Il a joué à la gauche de Max Domi, Danault et même Jordan Weal pour deux rencontres en Californie.

Il a refusé de se servir de ce manque de stabilité comme une excuse.

«À cette période de l’année, tu peux jouer avec un peu tout le monde, a-t-il souligné. Je ne contrôle pas le choix des trios. Que je me retrouve avec Phil, Max, KK [Kotkaniemi] ou Weal, je dois aider l’équipe. C’est tout.»

À l’entraînement à la veille du match contre les Wings à Montréal, Drouin a patiné avec Jesperi Kotkaniemi et Joel Armia au sein du troisième trio.

«Tu recherches une contribution des quatre trios, pas seulement du premier trio, a répliqué le Québécois. Il faut trouver des façons de gagner. Quand on joue bien, on mise sur nos quatre trios et on ne sait pas qui marquera. Il faut être comme un train avec quatre trios qui roulent sans cesse.»

L’effort est présent

S’il a déjà critiqué Drouin pour ses prises de décisions et son manque d’engagement sur le plan défensif, Claude Julien a gardé un discours très positif en parlant de son jeu au cours des derniers jours.

«À son dernier voyage, j’ai vu un bon effort de sa part, autant offensivement que défensivement, a expliqué Julien. S’il continue à jouer de cette façon, il finira par débloquer. Il garde la bonne attitude. Nous espérons qu’il recommencera à produire rapidement, ça aiderait clairement l’équipe. Mais je ne peux pas critiquer son effort.»

Pour Julien, la clé pour rebondir rapidement reste assez simple.

«Ça commence avec les entraînements, a dit l’entraîneur-chef. Quand tu t’entraînes fort, tu développes de bonnes habitudes. Ça doit devenir une deuxième nature. Ça devient naturel de travailler fort tous les jours. Les meilleurs joueurs que j’ai dirigés dans le passé, ils avaient toujours ce désir de travailler et ils étaient heureux dès qu’ils sautaient sur une patinoire, pour un entraînement ou un match. Ils cherchaient à devenir les meilleurs.»

En 68 matchs cette saison, Drouin a obtenu 50 points (17 buts, 33 aides). Il est à trois points d’égaler son sommet personnel de 53 points, réalisé en 2016-2017, à sa dernière année avec le Lightning.