Hurricanes c. Canadiens

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens

Une nouvelle cicatrice

Publié | Mis à jour

Jesperi Kotkaniemi qui saute son tour contre les Kings à Los Angeles et les Sharks à San Jose. Antti Niemi qui défend le filet face aux Sharks. Une dégelée de 8 à 2 contre les Ducks. Un regard de feu de Carey Price à ses coéquipiers dans les dernières secondes du match à Anaheim. Voici un bilan de cet autre triste voyage pour le CH en Californie.

Il y a quelques semaines, une participation en séries semblait dans la poche pour le Tricolore. Il n’y a maintenant rien d’acquis. Absolument pas. C’est pratiquement un pile ou face. Selon le site Hockey-reference, qui calcule les probabilités d’accès aux séries, le Canadien a 54,2 % des chances d’y arriver (calcul réalisé avant la victoire de 4 à 1 des Blue Jackets contre les Penguins).

Après le désastre à Anaheim, Claude Julien gardait un discours assez logique, sans tomber dans le piège de la panique.

«On n’a pas assez bien joué, a rappelé Julien. Il faut jouer mieux que ça, surtout quand tu es dans une bagarre pour les séries. Il faut demander plus de nous-mêmes et creuser un peu plus que ce que nous avons fait vendredi soir. Il faut trouver le moyen de gagner des matchs.»

Pour une première fois depuis le matin du 12 janvier, le CH se retrouve maintenant à l’extérieur du tableau des séries. Avec le gain des Blue Jackets face aux Penguins, la bande à John Tortorella a repris la place de deuxième équipe repêchée.

L’aspect fatigue...

Julien espérera maintenant que ce dernier voyage en Californie ne laissera pas des traces. Les journées du 7 et 8 mars pourraient devenir des dates charnières de cette saison 2018-2019. Le CH risque d’en garder une cicatrice.

Il y a parfois des anomalies lors d’une longue saison de 82 matchs. Dans le vestiaire du CH à Anaheim, les joueurs expliquaient difficilement cette chute d’énergie contre les Ducks. En bon capitaine, Shea Weber a refusé de lier cette contre-performance à la fatigue physique ou mentale.

«On ne peut pas se servir de ça comme excuse, a répliqué Weber. Ça a peut-être joué un peu. Mais on avait de l’énergie par moments. Mais quand tu fais des erreurs mentales et que tu laisses ton gardien à lui-même... ce ne sont pas des choses que nous voulions faire.»

«Quand tu joues deux matchs en deux soirs sur la route, il faut être plus intelligents, a renchéri l’ailier Brendan Gallagher. Le calendrier est difficile pour tout le monde. On est dans une position enviable. Il faut apprécier le défi de jouer un gros voyage.»

Julien s’est aussi tenu loin de l’excuse de la fatigue ou d’un programme chargé avec trois rencontres en quatre soirs.

«Il faut qu’on vive avec ça, a mentionné l’entraîneur en chef. Les athlètes sont en bonne forme. Ça ne veut pas dire que ce n’est pas difficile pour eux. La plus grande chose, c’est que nous avons été sur la route beaucoup au cours des dernières semaines.»

«Je pense que c’est un peu l’accumulation de tout ça qui nous a rattrapés. Nous avons fait un bref arrêt à la maison pour jouer contre Pittsburgh, puis nous sommes repartis sur la route. Ce genre de voyage n’est pas facile. Ça finit par vous rattraper. J’espère que nous serons en mesure de nous reposer afin d’être prêts pour mardi.»

Après un bloc de dix matchs sur 13 sur des patinoires adverses, le Tricolore jouera maintenant quatre de ses six prochaines rencontres au Centre Bell. Les Red Wings de Detroit seront les prochains rivaux, mardi, à Montréal.

Une réponse évasive

Pour s’accrocher à une place en séries, Julien misera sur Price à profusion d’ici la fin de l’année. Niemi ouvrira souvent la porte pour les 13 dernières rencontres de la saison. Le Finlandais pourrait regarder ses coéquipiers au bout du banc des siens pour les 13 derniers matchs.

Il n’y aura qu’un seul programme de deux matchs en deux rencontres (contre les Sabres, à Montréal, et contre les Hurricanes, à Raleigh, les 23 et 24 mars).

Questionné sur l’utilisation de Niemi à San Jose et de Price à Anaheim, Weber a marché sur des œufs.

«Ce n’est pas à nous de juger [quel gardien l’entraîneur envoie dans la mêlée]. Il décide qui joue quand, et on doit fournir le même effort, peu importe les circonstances.»