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Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

Crédit : Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

Canadiens

Un vestiaire net, net, net

Publié | Mis à jour

La chasse aux bactéries et aux microbes, c’est une bataille quotidienne dans l’univers du Canadien de Montréal. Une «armée» d’employés met tout en œuvre pour empêcher qu’un joueur ne tombe malade.

Dirigée par le gérant de l’équipement Pierre Gervais, cette armée ne laisse rien au hasard. Le vestiaire et les quartiers généraux du Tricolore sont passés au peigne fin. Rien ne doit lui échapper. Ainsi, les pièces d’équipement sont désinfectées, autant que les douches et la moindre poignée de porte.

Si l’exercice de nettoyage en profondeur a commencé il y a une dizaine d’années, il a gagné en importance depuis la fameuse épidémie des oreillons à travers la Ligue nationale (LNH) qui a sévi en décembre 2014. Les 31 formations sont sensibilisées aux problèmes bactériens. La communication est directe entre l’équipe médicale et les préposés au vestiaire.

Système de ventilation

Dans celui du Tricolore, tant au Centre Bell qu’au Complexe sportif Bell de Brossard, Gervais utilise une machine portative éliminant les bactéries. Ainsi, au moins une fois par semaine, il place la machine au centre de la pièce et ferme toutes les portes. En pulvérisant du peroxyde d’hydrogène et de l’ozone, celle-ci éliminera la plupart des bactéries sur toutes les surfaces, en plus de purifier l’air ambiant.

L’air vicié est ensuite aspiré par un système de ventilation. En quelques heures, l’endroit est désinfecté de fond en comble. Si plusieurs joueurs sont malades, comme c’est souvent le cas durant l’hiver, il répètera l’exercice plus d’une fois par semaine.

«Dans le vestiaire, la chaleur est contrôlée, tout est propre et sec, explique Gervais. Quand on entre, ça sent bon et c’est net. Ça ne sent plus les vieilles chambres de hockey mouillées ou celles des ligues de garage.»

Le gérant de l’équipement du Canadien aiguise son sens olfactif depuis 40 ans. Autrefois, dans les vieux amphithéâtres de Boston et Buffalo, par exemple, c’était tout un contrat de tenter de faire sécher l’équipement.

Maintenant, avec les matériaux synthétiques, l’équipement sèche en un rien de temps. À son grand bonheur. Cela facilite son travail et il n’a plus à se boucher le nez quand il s’occupe des sacs.

Asperger à volonté

Chaque jour, Gervais et ses collègues se promènent dans le vestiaire en vaporisant les pièces d’équipement d’un produit nettoyant et détruisant les mauvaises odeurs. Et après chaque journée à Brossard, deux personnes s’affairent à tout nettoyer. Un travail de plusieurs heures.

Deux fois par année, une équipe de nettoyage externe désinfecte d’un bout à l’autre les quartiers généraux du Centre Bell et du centre d’entraînement de Brossard. Elle y est d’ailleurs débarquée en février lors d’un voyage de quelques matchs du CH.

«On prend vraiment tous les moyens pour faire en sorte que le vestiaire ne soit pas contaminé, souligne Gervais. Il faut être proactif. Ça semble bien fonctionner. Avec notre méthode, nous n’avons pas de problème. Un vestiaire, c’est un peu comme une garderie. Il peut devenir un incubateur. Il faut prendre les précautions.»

Justement, cette chasse aux bactéries débute dès l’arrivée des joueurs. En traversant chacune des portes menant au vestiaire, ils doivent s’asperger les mains de produits désinfectants. Des distributeurs de savons antiseptiques sont d’ailleurs placés à plusieurs endroits. Des affiches sont également épinglées aux murs pour rappeler les règles à respecter pour éviter les infections.

Car si Carey Price, Max Domi ou Shea Weber tombaient malades et devaient manquer plusieurs matchs en raison d’une infection, l’équipe entière en subirait les conséquences.