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F1

La fin de règne pour Mercedes?

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Après une pause d’un peu plus de trois mois, la Formule 1 entamera en fin de semaine en Australie une nouvelle et très longue saison qui la mènera pour la première fois de son histoire jusqu’en décembre.

Si la conclusion des essais hivernaux a révélé une autre lutte à finir entre Mercedes et Ferrari, la question est maintenant de savoir si la Scuderia pourra freiner la domination des Flèches d’argent, qui règnent sans retenue depuis 2014.

À l’heure des prévisions, à pareille date l’an dernier, bon nombre d’analystes avaient prédit le championnat à Sebastian Vettel en 2018.

Les pronostics ont tenu jusqu’au Grand Prix d’Allemagne, le 22 juillet, où il a commis, devant son public, une gaffe dont il n’a pu jamais pu se remettre. Détenteur du premier rang au classement des pilotes avant cette course fatidique, Vettel a été victime d’une sortie de piste, sous une pluie fine, lorsqu’il menait l’épreuve.

Hamilton, lui, pourtant parti 14e sur la grille de départ, a couronné une fulgurante remontée qui lui a permis d’accéder à la plus haute marche du podium. Il ne sera plus inquiété par la suite.

Une longue disette

La F1 est un cycle. L’écurie Red Bull et Vettel ont remporté les grands honneurs de 2010 à 2013 avant de rencontrer Mercedes sur leur passage.

Depuis, la marque à étoile est intouchable. Mais toute bonne chose a une fin. Et si c’était en 2019 ?

L’écurie Ferrari, qui compte sur un nouveau patron en Mattia Binotto, n’a pas savouré un championnat des constructeurs depuis 2008 et celui des pilotes acquis en 2007 par Kimi Räikkönen.

Pour retrouver la gloire, les Rouges devront toutefois contrer un Lewis Hamilton au sommet de son art et dont la motivation paraît intacte. Le quintuple champion du monde est à la poursuite de records détenus par Michael Schumacher, que l’on croyait inaccessibles.

Pour un meilleur spectacle

Les essais hivernaux en Espagne ont démontré que Ferrari s’était bien ajustée aux changements imposés en F1 pour favoriser les dépassements et, par conséquent, le spectacle sur la piste. Plus que Mercedes, semble-t-il.

Mais il est beaucoup trop tôt pour porter un jugement. L’équipe allemande a probablement bien caché son jeu à Barcelone. C’est à Melbourne, dimanche, qu’on aura une bien meilleure idée des forces en présence.

Ces changements portent principalement sur des ailerons avant et arrière remaniés pour minimiser les turbulences et resserrer les pelotons.

-Très brillant en fin de saison 2018, Max Verstappen pourrait jouer les trouble-fête. Mais il faudra que le moteur Honda, qui représente toujours un point d’interrogation, réponde aux attentes d’une écurie Red Bull aux grandes ambitions.