Impact

Une bonne dose d’humilité

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HOUSTON - Même si Rémi Garde a parlé d’un match raté dans son point de presse d’après-match, tout n’est pas à jeter à la poubelle.

Certes, l’Impact n’a pas su jouer une rencontre à la hauteur de celle qu’il a disputée à San Jose la semaine dernière, mais il n’y a pas lieu de paniquer.

«On ne va pas tout remettre en cause, a-t-il insisté. La semaine dernière, beaucoup sautaient au plafond à cause de la première victoire.»

«Moi, je saute beaucoup moins parce que je suis beaucoup plus vieux maintenant et je ne peux plus sauter aussi haut. Du coup, comme je saute moins haut, je tombe moins bas, c’est mon caractère aussi.»

C’est quand même bien de voir qu’il demeure capable de faire preuve d’humour malgré le revers.

Humilité

Sans dire que l’équipe s’est peut-être trouvée trop belle, l’entraîneur-chef espère que c’est une défaite qui va ramener un peu tout le monde sur terre.

«Je ne dis pas qu’on a tous manqué d’humilité et qu’on a perdu le match pour ça, mais le football est parfois cruel.»

«Quand on réussit, on a tellement de soulagement que parfois on veut l’exprimer. Mais parfois, il faut aussi le maîtriser et revenir sur terre parce que huit matchs sur neuf sur la route, ça sera difficile.»

Et Samuel Piette a reconnu qu’il n’est pas évident de contrôler ses émotions.

« C’est difficile de contrôler les émotions. À San Jose, on était contents de la victoire. Il fallait approcher ce match avec beaucoup de confiance, on en avait peut-être un peu trop.»

«Je ne crois pas qu’on les a sous-estimés, mais quand tu entres dans un match avec un peu trop de confiance, tu peux te faire prendre.»

Attitude

Il faut maintenant faire en sorte d’oublier rapidement ce revers, puisque la saison est encore toute jeune.

«Il ne faut pas tout jeter à la poubelle, je suis derrière mes joueurs et je crois au travail qu’on a fait», a insisté Garde.

«On ira à Orlando avec peut-être un peu plus d’humilité cette fois-ci, en essayant d’obtenir quelque chose.»

Piette insiste sur l’importance de ne pas trop accuser le coup, histoire de ne pas se laisser atteindre par cet échec.

«Si on baisse la tête et qu’on ne croit pas en nos moyens pour affronter le prochain, ça peut jouer contre nous aussi, donc c’est très important de rester sur terre, peu importe le résultat.»

«C’est important de ne pas baisser les bras, c’est une défaite crève-cœur, mais ce n’est qu’un match et il en reste encore 32.»

Philosophe, Ignacio Piatti y voit une bonne occasion de mesurer les progrès de l’équipe.

«C’est un bon match pour se comparer. À San Jose, on a fait un grand match et cette fois-ci, on n’était pas ensemble, donc c’est bon pour déterminer sur quoi travailler.»