Impact de Montréal

L’Impact flanche en fin de match

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HOUSTON - L’Impact devra attendre encore au moins deux autres années avant de savourer une première victoire au BBVA Compass Stadium, ayant subi un revers de 2 à 1, samedi après-midi.

À l’image du Canadien, qui ne parvient pas à gagner à San Jose, le Bleu-Blanc-Noir n’a jamais gagné à Houston, sa fiche étant désormais de 0-7-1.

Pourtant, les hommes de Rémi Garde se dirigeaient vers un verdict nul qui aurait été très acceptable au terme d’un match en demi-teinte.

Mais Mauro Manotas a profité du ballon bloqué par Micheal Azira pour dénouer l’impasse à la 86e minute.

Ne voulant pas se contenter du match nul, Wilmer Cabrera avait mis tous ses gros canons offensifs sur le terrain dans la dernière demi-heure de jeu, pendant que sa défensive faisait un bon boulot pour museler Ignacio Piatti.

Saphir Taïder (34e) et Memo Rodriguez (36e) ont marqué en première demie.

Match raté

Rémi Garde n’était pas dans le drame quand il a rencontré les médias après la défaite. «Il y a beaucoup de choses qu’on n’a pas réussi à faire, a-t-il analysé. Je crois qu’on a manqué de beaucoup de choses. On a manqué de tonicité, de déplacement, de simplicité, et on a été en dessous au niveau technique.»

«Il y a eu trop de déchets pour menacer l’adversaire. C’est un match qu’on a raté, tout simplement.»

Il admet que le verdict nul aurait fait son affaire si ses hommes étaient parvenus à s’accrocher au score de 1 à 1.

«Un match, ça dure 90 minutes. On le répète, mais c’est la vérité. On s’était dit que, si on ne pouvait pas prendre trois points, un point, ç’a aurait été une bonne opération», estime-t-il.

«À cinq minutes près, c’était bien. On a lâché sur trop de domaines pour pouvoir vraiment avoir des regrets.»

Buts rapides

La première demie s’est jouée en l’espace de deux minutes quand l’Impact a ouvert la marque de façon inattendue, à la 34e minute.

Bacary Sagna a repéré, en haut de surface, Micheal Azira, qui a refilé la balle à Saphir Taïder, à l’embouchure du filet. Le numéro 8 a frappé une volée qui a décoiffé Joe Willis pour inscrire son second but de la saison.

Le Bleu-blanc-noir n’a toutefois pas eu le temps de savourer cette avance inespérée dans une demie qu’il n’a pas contrôlée.

L’autre numéro 8, Memo Rodriguez, a décoché une solide frappe du haut de la surface moins de deux minutes plus tard (36e) pour créer l’égalité. Parions qu’Evan Bush aimerait revoir ce tir, lui qui n’a pas réellement bougé sur la frappe.

Manque de rythme

L’Impact a mis du temps à trouver son rythme. De fait, il ne l’a pas vraiment trouvé en première demie. On avait affaire à un guitariste qui a passé 45 minutes à accorder son instrument.

Le Bleu-Blanc-Noir a été un peu trop mou ou statique par moment, cédant le pas au Dynamo, qui n’a pas réellement posé de menace constante.

Mais le Bleu-blanc-noir n’a pas eu le monopole du manque de rythme.

«Il n’y avait pas de rythme dans ce match, d’un côté comme de l’autre», a insisté Garde.

«Je n’ai pas vu de joueurs accélérer, demander dans la profondeur, combiner à deux ou à trois, et je n’en ai pas vu beaucoup du côté de Houston, qui s’est contenté par moment de contrôler les actions du match.»

Déséquilibre

Avec un Orji Okwonkwo qui tente toujours de trouver ses repères et qui a connu un après-midi assez compliqué, l’attaque a souffert de déséquilibre. Rémi Garde a d’ailleurs choisi de confier le couloir droit à Mathieu Choinière pour amorcer la seconde demie.

Ne parvenant pas à intégrer le Nigérian dans le jeu offensif, les autres animateurs ont péché.

L’attaque, qui doit idéalement passer par les deux corridors extérieurs, a surtout penché sur la gauche, le côté de Nacho Piatti.

Autant Maximiliano Urruti que Saphir Taïder étaient décalés du côté de Piatti, de sorte qu’il y avait un trou dans l’axe.