Flyers c. Canadiens

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens

Toujours là quand ça compte

Publié | Mis à jour

SAN JOSE - On se demandait bien où s’en irait la carrière de Brendan Gallagher après ses deux fractures à une main. Allait-il être plus craintif dans la circulation lourde, ou en mesure de décocher de bons tirs ?

L’Albertain n’a pas mis de temps à effacer tous les points d’interrogation. Mardi, à Los Angeles, il a atteint le plateau des 30 buts pour une deuxième saison d’affilée. À une époque où le Canadien n’a pas eu un marqueur de 50 buts depuis 29 ans et un marqueur de 40 buts depuis un quart de siècle, la barre des 30 buts est ce qui rapproche le plus les partisans d’un marqueur naturel.

D’ailleurs, depuis le tournant des années 2000, Gallagher est seulement le troisième joueur du Canadien à atteindre ce plateau deux hivers de suite. Michael Ryder (2005-2006 et 2006-2007) ainsi que Max Pacioretty (quatre fois de suite, de 2013-2014 à 2016-2017) sont les deux autres.

«Depuis que je suis ici, c’est un joueur à qui je peux me fier tous les matchs. Il est prêt à jouer, son effort est toujours constant. Quand tu sais à quoi t’attendre de tes joueurs, ça facilite le travail d’un entraîneur, a louangé Claude Julien. Un gars comme lui est important pour les entraîneurs, mais également pour ses coéquipiers, car ils savent qu’ils peuvent toujours compter sur lui.»

Partir du bon pied

Ce qu’il y a de fascinant, c’est que Gallagher ne marque pas ses buts en fin de match ou lorsque la rencontre est hors de portée (pour le Canadien ou pour l’adversaire). D’ailleurs, il a fait bouger les cordages d’un filet désert qu’à six occasions depuis le début de sa carrière.

Plus du quart (27,9 %) des 61 buts qu’il a marqués dans les deux dernières saisons ont servi à ouvrir la marque (il a également marqué sept buts gagnants). Ses 17 buts le placent au sommet de cette colonne sur un pied d’égalité avec Patrik Laine.

Autre statistique intéressante, Gallagher a marqué 48 des 61 buts à forces égales, ce qui le place au neuvième rang du circuit Bettman. Voilà qui se veut un apport plus qu’important pour une équipe qui connaît sa large part d’ennuis en supériorité numérique.

Cette année seulement, ce sont 26 buts sur 30 qu’il a inscrits à égalité numérique.

«C’est attribuable en grande partie à mes compagnons de trio. La plupart du temps, j’ai joué avec Phil [Phillip Danault] et Tuna [Tomas Tatar], des joueurs très intelligents, a déclaré l’athlète de 26 ans. Ils font plusieurs bonnes choses pour ouvrir le jeu et créer de l’espace. Phil s’occupe beaucoup des tâches ingrates. Il a rendu mon travail beaucoup plus facile cette saison.»

D’ailleurs, c’est l’unité qui a été la moins souvent modifiée depuis le début de la saison.