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Crédit : AFP

LNH

Sortir de Detroit, une bénédiction

Publié | Mis à jour

SAN JOSE - Le stress causé par l’approche de la date limite des transactions n’est pas le même pour tous les joueurs. Alors que certains espèrent faire partie des plans de l’équipe pour laquelle ils évoluent, d’autres prient le ciel de changer de décor.

Sans dire qu’il faisait assurément partie de la deuxième catégorie, Gustav Nyquist a accueilli avec beaucoup de bonheur la nouvelle de son passage aux Sharks de San Jose. Et pour cause. Choix de quatrième tour des Red Wings en 2008, il était sur le point de rater le tournoi printanier pour une troisième saison d’affilée.

«Quand j’ai su que je passerais possiblement aux Sharks, j’étais excité. Je me disais que j’allais pouvoir participer aux séries éliminatoires, a lancé le Suédois à la veille de l’affrontement contre le Canadien. Ça ne fait que quelques matchs, mais l’expérience est déjà fantastique. Je vais assurément apprécier les prochains mois.»

S’il parle des mois à venir au pluriel, c’est que Nyquist est très conscient que les Sharks pourraient faire un bon bout de chemin dans les séries éliminatoires. «C’est une équipe qui mise sur beaucoup de profondeur. Tu regardes aux quatre coins de ce vestiaire et tu y vois plusieurs excellents joueurs. En plus, c’est un bon groupe de gars. On voit que tout le monde a du plaisir.»

Tatar heureux

L’attaquant de 29 ans se retrouve dans la même situation que celle dans laquelle se trouvait son grand ami Tomas Tatar, à pareille date, l’an dernier. Échangé des

Red Wings aux Golden Knights, le Slovaque avait pu vivre les joies d’une finale de la coupe Stanley.

«Je suis très heureux pour lui, a déclaré Tatar, approché par le représentant de Journal de Montréal dans le vestiaire du Canadien. Je suis content qu’il puisse jouer au sein d’une équipe qui a beaucoup d’ambition.»

«On a pratiquement le même âge. Il est arrivé à Grand Rapids un peu après moi. On a fait le saut pratiquement en même temps chez les Red Wings. On a passé beaucoup de temps ensemble», a-t-il ajouté.

Après trois matchs avec sa nouvelle équipe, Nyquist est toujours à la recherche de son premier point. Souhaitons qu’il ne vive pas le même calvaire que Tatar, dont l’adaptation à Vegas avait été plutôt ardue.

«Parfois, tu te joins à une équipe et le mariage n’est pas bon. C’est peut-être ce qui lui est arrivé à Vegas. Mais il démontre à Montréal que c’est un bon joueur. Je suis content pour lui», a souligné Nyquist, longtemps compagnon de trio de Tatar tant à Detroit qu’à Grand Rapids.

Fait pour Montréal

En effet, la carrière de Tatar a repris une tangente positive depuis que Marc Bergevin a fait son acquisition, l’été dernier. Troisième pointeur de l’équipe, il totalise 48 points, dont 22 buts. Des statistiques qui s’apparentent à ses meilleures saisons à Detroit.

«Je ne suis pas surpris. Je le connais bien. C’est un bon marqueur. Il a un bon tir. Il travaille avec acharnement, il fonce constamment sur la rondelle», a déclaré Nyquist.

Mais, il y a plus qu’une simple question de talent selon l’ailier des Sharks.

«Tats a la personnalité faite sur mesure pour le marché montréalais. Les projecteurs, ça ne l’effraie pas. À Montréal, toute la population sait que tu joues pour l’équipe. Il apprécie ça et est capable de gérer ce que ça implique.»

Attendez un peu. Ainsi, à Detroit, on l’appelait Tats et non pas Tuna ?

«Je l’appelle Tats, mais je l’appelais aussi Tuna. Parfois même Hobbit, parce qu’il est un peu plus petit que moi», a lancé Nyquist, plus grand d’un seul pouce.