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Canadiens

Pour une première fois en presque 20 ans?

Publié | Mis à jour

C’est devenu la routine chaque fois que les Canadiens rend visite aux Sharks. D’une année à l’autre, on se demande si le Tricolore sera en mesure de mettre fin à son interminable disette au sud de la baie de San Francisco.

Il y a de quoi se poser la question alors que le Bleu-Blanc-Rouge s'apprête à croiser le fer avec la formation californienne, ce soir.

La dernière victoire des Montréalais à San Jose remonte au 23 novembre 1999. On parle de 11 revers de suite, dont deux en bris d’égalité. On parle également d’un autre siècle.

En fait, ça fait tellement longtemps qu’aucun joueur de l’édition actuelle du Canadien n’a été le coéquipier d’un patineur ayant fait partie de cette équipe de 1999.

«Si je ne me trompe pas, je pense que Pleky [Tomas Plekanec] n’a jamais gagné ici. Alors, si on gagne demain [jeudi soir], je vais assurément le blâmer», a lancé

Brendan Gallagher mercredi, préférant prendre la situation avec un grain de sel.

De son côté, Claude Julien ne semblait pas dans la meilleure des humeurs.

«Tout le monde me dit que ça fait 20 ans. À un moment donné, ça va changer. On espère que ce sera demain [jeudi soir]», a-t-il laissé tomber.

Quelques leçons

Cela dit, les joueurs qui occupent le vestiaire des visiteurs du SAP Center ont beau s’être succédé à plusieurs occasions au cours de ces deux décennies, ça n’empêche pas ceux qui s’y trouvent actuellement d’être titillés par la situation.

«Je mentirais si je disais que je ne suis pas au courant [de cette léthargie]. On y pense, c’est peut-être dans notre subconscient, a reconnu Gallagher. On parle de sport ici, alors c’est certain que l’aspect mental peut être une partie de l’explication.»

D’autant plus que certains soirs, Gallagher et ses coéquipiers ont encaissé de sérieuses mornifles. Depuis 2014, année de la première visite de l’Albertain à San Jose, le Tricolore a, entre autres, subi deux blanchissages de 4 à 0 ainsi que des revers de 5 à 2 et de 6 à 2.

«Bon sang que j’en ai connu des matchs difficiles dans cet édifice. Je n’ai aucune idée pourquoi», a-t-il acquiescé.

Autre gros défi

Encore une fois, la tâche risque de ne pas être de tout repos. Même privés d’Erik Karlsson, blessé à l’aine, les Sharks continuent d’accumuler les victoires. Au cours des 15 derniers matchs, ils ont compilé un dossier de 11-3-1.

Les hommes de Peter DeBoer marquent des buts à la pelletée (238) en grande partie grâce à leur efficacité en supériorité numérique (25,1 %).

Six joueurs ont déjà récolté au moins 50 points cette saison, un sommet dans le circuit Bettman.

Et l’attaque vient de tous les fronts, même de la défense. Brent Burns domine la colonne des pointeurs des Sharks avec 72 points.

Burns était absent de l’entraînement mercredi, tout comme Joe Pavelski. Les deux joueurs étaient affaiblis par un virus. Ils devraient être à leur poste. Quant à Evander Kane, il était de retour à l’entraînement après avoir raté les deux derniers matchs en raison d’une blessure que les Sharks ont préféré ne pas dévoiler. Une décision sur l’éventualité de son retour sera prise ce matin.

Niemi devant le filet

C’est le gardien Antti Niemi qui défendra la cage du Tricolore contre les Sharks. Carey Price avait été l'homme de confiance de Claude Julien lors des 15 derniers affrontements.

L'entraîneur-chef du Tricolore a indiqué qu'il n'y aura aucun changement dans la formation, ce qui signifie que Jesperi Kotkaniemi sera laissé de côté pour un deuxième match de suite.