Impact

Une séquence qui peut avoir du bon

Publié | Mis à jour

Pour la première fois en 2019, l’Impact a tenu mardi une séance d’entraînement à Montréal après être rentré avec trois points à la suite d’une victoire de 2 à 1 sur les Earthquakes de San Jose, samedi soir.

Redoutée il n’y a pas si longtemps, la séquence de six rencontres à l’étranger pour amorcer la saison pourrait devenir un point de ralliement pour le Bleu-blanc-noir.

«Je ne crois pas que les gars craignent cette séquence, lance Daniel Lovitz avec assurance. Nous savons que ce n’est pas idéal, mais d’un point de vue réaliste, c’est une belle opportunité de se concentrer sur ce que nous avons à faire.

Quand nous retrouverons un rythme normal et que nous serons plus souvent ici, ça va faire de nous une équipe très dangereuse.»

Confiance

Pour Lovitz, l’occasion est belle de développer une confiance au sein du groupe, ce qui avait fait défaut au cours du début de saison 2018.

«Six matchs à l’étranger, ce n’est certainement pas facile, mais si on l’approche de la bonne façon, on va avoir l’occasion d’établir de bonnes fondations mentalement tout en envoyant un message au reste de la ligue.»

La MLS est réputée pour être difficile pour les équipes qui jouent à l’étranger. L’Impact sera donc mis à l’épreuve avec des rencontres à Houston, Orlando, Kansas City, New York et D.C., mais pour Lovitz, l’équipe doit en profiter pour développer sa mentalité.

«Il faut attaquer les équipes. Sans manquer de respect à San Jose et Houston, il n’y a pas de raison d’essayer de gérer un match contre un adversaire qu’on ne croise qu’une fois par année.

C’est important qu’on essaie de battre les autres équipes autant que possible en marquant le plus de buts possible.»

Rythme

Si le Bleu-Blanc-Noir peut trouver une certaine vitesse de croisière au cours du premier mois et demi passé dans ses valises, il en sortira grandi.

«Trouver ce rythme tôt dans la saison sera très important pour faire en sorte que lorsque nous jouerons à domicile, nous n’aurons pas à nous réinventer pour être combatifs. Ça fera déjà partie de nous et les autres équipes auront peur de venir ici», croit Lovitz.

Celui-ci estime par ailleurs que le message a été clair lors de la visite à San Jose, le week-end dernier.

«Ce n’est qu’un match, mais c’est un très fort indicateur d’où nous nous trouvons mentalement.»

Évolution

Il est évident que l’état d’esprit de cette équipe va jouer pour beaucoup en ce début de saison et pour le reste de l’année.

«Je suis arrivé au camp plus tard que tout le monde et c’est ce que j’ai remarqué, l’impression était différente», a mentionné Lovitz, qui revenait d’un séjour avec la sélection nationale américaine.

Cet état d’esprit est apprécié et cultivé par Rémi Garde et ses adjoints.

L’entraîneur-chef reconnaît que ce qu’il voit l’encourage sur la tangente que devrait prendre sa formation.

«C’est vrai que la solidarité et l’état d’esprit qu’il y a dans le groupe me permettent de voir qu’il y a de bons signaux.»

Ça se manifeste par de petites choses, mais aussi dans la façon d’agir de tout le monde, même des joueurs qui ne sont pas titulaires.

«J’ai vu des comportements de joueurs, samedi, qui n’avaient pas débuté le match ou qui n’avaient même pas foulé la pelouse qui était un comportement de joueur qui avait marqué un but ou fait un arrêt extraordinaire», a souligné Garde.

«C’est une des raisons pour lesquelles on a eu cette victoire.»

Voyez le reportage de Nicolas A. Martineau dans la vidéo ci-dessus.