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Canadiens

Le CH devenu une inspiration pour les Kings

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Ainsi donc, le Canadien est devenu une inspiration pour certaines formations de la LNH.

À l’instar d’Ilya Kovalchuk, Willie Desjardins a souligné le virage à 180 degrés du Tricolore et croit ses Kings capables de faire de même. L’entraîneur-chef intérimaire a salué le travail de Marc Bergevin.

«J’ai toujours eu de l’admiration pour les personnes qui foncent et qui prennent les décisions qu’ils pensent être les meilleures pour leur équipe», a-t-il déclaré après l’entraînement tenu en banlieue de Los Angeles, lundi.

Sans les nommer directement, Desjardins a fait référence aux transactions ayant amené Tomas Tatar et Max Domi à Montréal. Des transactions qui, au départ, ont soulevé quelques interrogations.

«Il a fait un travail colossal. Ça prend beaucoup de courage pour aller de l’avant et prendre ces décisions qui ne font pas l’unanimité. Aujourd’hui, quand tu analyses les gestes qu’il a posés, tu te rends compte que c’était de bons gestes», a soutenu Desjardins.

«Il a transformé cette équipe sur le fly. Ils jouent avec vitesse et passion. C’est de cette façon que le hockey devrait être joué», a-t-il ajouté.

Bons espoirs

Toutefois, ce n’est pas avec des Kovalchuk, Dustin Brown, Jeff Carter et Dion Phaneuf sur le déclin, et détenant quelques autres saisons à leurs ententes respectives, qu’il sera possible de répondre à ces nouveaux critères.

Voilà pourquoi Desjardins fonde beaucoup d’espoir sur les sept sélections que les Kings détiendront dans les quatre premiers tours du prochain repêchage et sur les jeunes joueurs de l’organisation.

«Il y a de bonnes pièces à notre casse-tête. L’avenir est prometteur. Il y a des jeunes qui poussent. Tu greffes à cela quelques joueurs autonomes et, soudainement, tu as entre les mains une équipe totalement différente.»

Au dernier championnat mondial junior, les Kings étaient représentés par cinq joueurs : Markus Phillips (4e ronde 2017) et Jared Anderson-Dolan (2e ronde 2017) pour le Canada, Rasmus Kupari (1re ronde 2018) pour la Finlande, Johan Sodergran (6e ronde 2018) du côté de la Suède et Mikey Anderson (4e ronde 2017) chez les Américains.

Temps compté ?

Le hic, c’est que Desjardins ne sera peut-être plus en poste pour voir les résultats de ce revirement espéré et l’éclosion de ces jeunes. Embauché sur une base intérimaire, en remplacement de John Stevens, l’entraîneur de 62 ans n’a rien fait pour redresser la barque.

Sous sa tutelle, depuis le 4 novembre, les Kings ont maintenu un dossier de 20-25-7. Au cours de la même période, seulement trois équipes ont remporté moins de matchs : les Red Wings, les Canucks et les Sénateurs.

Malgré l’adversité, Desjardins tente de garder le sourire, prêchant par l’exemple.

«C’est un défi, car l’énergie prend naissance dans le leadership que tu amènes. Les entraîneurs ont le devoir d’apporter cette énergie à l’aréna. Quand tu perds, tout le monde doit essayer de trouver une solution. Qu’est-ce qu’on doit faire de mieux ? Il faut garder une ambiance positive autour de l’équipe.»

Il y a des jours, comme lors de la récente séquence de 10 revers de l’équipe (0-6-4), où c’est certainement plus facile à dire qu’à faire.