Crédit : Stan Szeto-USA TODAY Sports

Impact

Earthquakes - Impact en 3 leçons, 2 vidéos et 1 tweet

Earthquakes - Impact en 3 leçons, 2 vidéos et 1 tweet

Vincent Destouches

Publié 04 mars
Mis à jour 04 mars

Nouvelle saison, nouvelle chronique!

Cette saison, si vous le voulez, je vais vous proposer un décryptage différent des performances du Bleu-Blanc-Noir, au moyen d’analyses ciblées, de séquences vidéo animées, de tweets, de statistiques, de citations...

La belle victoire 2-1 de l’Impact de Montréal sur le terrain des Earthquakes de San Jose me donne une occasion parfaite de lancer positivement ce «3, 2, 1», qui s’adresse autant aux mordus qu’à ceux, toujours plus nombreux, qui attrapent la fièvre du ballon rond.

À vos marques, c’est parti!

Les 3 leçons

1. D’un point de vue comptable, l’opération est intéressante. Pour l’anecdote, on retiendra qu’en 2018, le Bleu-Blanc-Noir n’avait engrangé que 11 petits points loin de chez lui; après un seul match en 2019, il en compte déjà trois. Au-delà des chiffres, la victoire permet surtout de cultiver la confiance de ce groupe qui vit très, très bien, et de garder la dynamique ultra-positive qui règne autour de l’Impact au Québec actuellement. On ne peut encore parler de match plein, puisque le club a quelque peu abandonné le fil de son jeu en deuxième mi-temps, reculant assez pour empêcher San Jose d’opérer entre les lignes ou dans son dos. Mais cette performance collective a permis de confirmer ce que je pressentais après avoir passé du temps avec l’équipe en Floride : l’état d’esprit et le volume de travail sont actuellement ses deux plus grandes forces.

2. S’il y a bien un joueur dont l’évocation du nom déclenche les passions, c’est Victor Cabrera. Il faut dire qu’en quatre saisons, l’Argentin a connu plus de bas que de hauts avec Montréal. Désigné par beaucoup comme coupable sur le but de San Jose, il est à mes yeux loin d’être l’unique responsable sur la séquence. Et il faut aussi regarder tout ce qu’il a fait de bien. C’est bien simple : selon InStat, aucun joueur en MLS, durant cette première fin de semaine d’activité, n’a remporté autant de duels défensifs que Cabrera (14 sur 19, soit 74% de réussite). Comme je vous le mentionnais la semaine passée, il forme une paire complémentaire avec Zakaria Diallo, qui, de son côté, excelle en relance. Et ça tombe bien, car le marquage individuel de San Jose ne laissait souvent qu’un défenseur central de l’Impact libre, ce qui a permis au Français de beaucoup participer au jeu, enregistrant au passage une passe décisive de toute beauté (voir plus bas). Bref, la paire Cabrera-Diallo a tenu le choc. Première victime : Rudy Camacho, qui devra patienter sur le banc.

3. À l’inverse, il ne faudra pas attendre longtemps avant de revoir Orji Okwonkwo sur le terrain. Dix jours seulement après avoir rejoint sa nouvelle équipe, le Nigérian de 21 ans a bénéficié de la blessure d’Harry Novillo pour connaître sa première titularisation avec l’Impact. S’il s’est montré brouillon avec le ballon, il a cependant bien fait état de ses qualités athlétiques. Okwonkwo, c’est costaud! Puissant, percutant, il a assurément gagné des points. Dans l’histoire récente de l’Impact, peu de joueurs offensifs ont usé d’un tel jeu physique pour garder le ballon dans la moitié adverse. Son profil est un plus, c’est indéniable. Novillo n’a pas encore montré de quel bois il se chauffe – je suis confiant... –, mais on peut d’ores et déjà dire que le secteur offensif est qualitativement meilleur, en 2019.

Les 2 vidéos

La passe de Zakaria Diallo sur le deuxième but montréalais est sublime, c’est un fait. Mais il faut aller au-delà de la passe pour bien apprécier l’action du défenseur français, qui fait œuvre d’un dépassement de fonction extraordinaire. Dans le soccer, certes il y a des consignes, des positions à respecter, mais il faut aussi sentir les bons coups et savoir prendre des décisions sur le vif. Sur la séquence, lorsque Micheal Azira est en possession, il ne trouve pas de partenaire dans l’entrejeu, Saphir Taïder étant resté aux avant-postes. C’est là que Zakaria Diallo décide de prendre les choses en main. Sa lecture du jeu est impeccable, autant que sa prise de décision au moment d’évaluer les options à disposition. Admirez le tout dans l’animation ci-dessous.

Après les défenseurs qui attaquent, laissez-moi vous parler des attaquants qui défendent. Et il ne sera aucunement question ici de Maxi Urruti. Non, je veux vous parler de Nacho Piatti. L’Argentin est un joyau, qui aura probablement plus de place sous les projecteurs de la MLS maintenant que les David Villa, Miguel Amiron et Sebastian Giovinco sont partis évoluer sous d’autres cieux. Il a marqué un but de grande classe (c’est criminel de lui laisser autant d’espace), qui plus est à un moment important pour son équipe. Mais j’ai aussi beaucoup aimé son attitude en général. Voyez, dans la vidéo ci-dessous, à quel point il a donné de sa personne pour défendre! Une attitude qui ne trompe pas et qui en dit beaucoup sur sa motivation et sur – encore – l’état d’esprit du groupe.

Le tweet

Il y a de l’amour dans l’air! Et pas seulement venant de Samuel Piette. L’élan d’affection envers Maxi Urruti est si intense sur les réseaux sociaux qu’il devrait y avoir un avertissement de contenu explicite avant toute recherche sur son nom. Les éloges sont mérités, tant il a mouillé le maillot... pour défendre. Selon Opta, aucun avant-centre en MLS n’a effectué autant d’interventions défensives que l’Argentin, ce week-end, soit 12 (trois tacles, un dégagement défensif, deux interceptions et six récupérations). Il est bel et bien le « premier défenseur » de l’Impact, comme voulu par Rémi Garde. Charge à lui de montrer maintenant qu’il sait se montrer aussi efficace offensivement.