Crédit : Kyle Terada-USA TODAY Sports

Impact

L'Impact a lancé un message

Publié | Mis à jour

Avec une séquence de six matchs consécutifs à l’étranger pour amorcer la saison, l’Impact devait lancer un message clair.

C’est un peu ce qu’il a fait en revenant de l’arrière pour aller chercher une victoire de 2 à 1 contre les Earthquakes de San Jose, samedi soir.

Ça n’a pas toujours été beau, mais souvent, dans un match à l’étranger, le résultat importe beaucoup plus que la manière, surtout quand c’est le genre de rencontre que cette équipe aurait sans doute perdue l’année dernière.

Les hommes de Rémi Garde ont peiné, ils ont payé le prix pendant la dernière demi-heure, mais ils ont tout de même tenu le coup afin d’aller chercher le résultat dont ils avaient besoin.

«Ça fait un mois et demi qu’on souffre ensemble. L’état d’esprit est exceptionnel. Alors cette victoire-là fait du bien», a insisté Zakaria Diallo.

«On annonce aux prochaines équipes que ça va être dur de nous battre, même chez elles.»

Pas banal

La déclaration de Diallo n’est pas banale, parce qu’elle met en lumière l’importance de jouer du bon soccer sur les gazons adverses d’ici le 13 avril, date de la visite du Crew de Columbus et du premier match au stade Saputo.

Ça n’a pas besoin d’être éclatant. Ça ne l’a pas été au Avaya Stadium. L’amorce du match a été un peu approximative. La finale a été souffrante.

Mais entre les deux, il y a eu de très bons moments de possession et de construction de la part d’une équipe qui s’appuie sur une tactique solide et clairement établie.

Pour la première fois en huit saisons dans la MLS, l’Impact a une identité de jeu claire. L’équipe défend de façon très compacte et solidaire et attaque en utilisant toutes ses munitions plutôt que son seul gros canon.

À terme, le Bleu-blanc-noir n’en sera que plus dangereux si tout tombe en place sur le plan offensif.

Nacho est Nacho ; Saphir Taïder a des outils qu’on néglige parfois ; Maximiliano Urruti est un travailleur infatigable alors que Harry Novillo et Orji Okwonkwo peuvent tirer leur épingle du jeu à droite.

Pas de doute, il y aura de belles soirées au stade Saputo cet été.

État d’esprit

La victoire de samedi témoigne surtout de l’état d’esprit qui règne au sein de ce groupe tissé serré.

«Ils nous ont poussés assez loin dans nos derniers retranchements, a reconnu Garde. On savait qu’ils allaient nous bousculer, et le terrain favorisait ce genre de chose. On avait très peu d’appui.»

«On n’a pas paniqué, on a su revenir au score. Quand on est menés à l’extérieur, pouvoir revenir au score et prendre l’avantage, ça montre qu’on a une grande force de caractère.»

Malgré une pression intense de la part d’une équipe qui pratique un style épuisant, l’Impact a tenu le coup, il a plié sans casser.

«On avait hâte que le match se termine. C’est notre tactique d’être bien bas, compacts, et de les laisser jouer.»

Passe poétique

On a fait grand bruit du départ de Rod Fanni au cours de l’hiver. Plusieurs ont craint qu’il y ait un trou béant en défense centrale.

Certes, le but des Earthquakes a révélé une certaine lacune en couverture, mais dans l’ensemble, le jeu défensif du onze montréalais a été solide.

Mais il faut souligner le bon travail de Diallo, qui est le nouveau général de cette ligne défensive.

Le Français, qui jouait enfin un premier match après une année ratée en raison d’une blessure sérieuse, a démontré pourquoi Rémi Garde était allé le chercher il y a un an.

Il est calme défensivement et solide avec le ballon au pied. Il a aussi fait valoir qu’il peut appuyer l’attaque en fournissant une passe de calibre international sur le but de Saphir Taïder.

«Le deuxième but était splendide», a d’ailleurs souligné Garde après la rencontre.

Ne reste plus qu’à espérer que Diallo reste en santé et les choses pourraient avoir belle allure dans le tiers défensif.