.dtc-user-dropdown { display:none !important; }
2017 MLS Cup - Seattle Sounders v Toronto FC

Crédit : AFP

MLS

MLS : à surveiller cette saison

Publié | Mis à jour

Tous les yeux sont braqués vers Toronto, qui est engagée dans une spirale infernale depuis la saison dernière. Après avoir atteint la finale de la Coupe MLS en 2016 et 2017, l’emportant la seconde fois, les Torontois ont atteint la finale de la Ligue des champions de la CONCACAF l’hiver dernier, pour ensuite s’enfoncer et terminer au 9e rang dans l’Est.

La saison 2019 n’est pas encore commencée que le diable est aux vaches depuis le départ du directeur général, Tim Betzbachenko, au début du mois de janvier.

Ali Curtis est venu en renfort, mais tout déraille. Victor Vazquez est parti, Sebastian Giovinco l’a imité.

Et comme si ce n’était pas assez, l’entraîneur-chef, Greg Vanney, a foutu le défenseur néerlandais Gregory van der Wiel à la porte lors d’un entraînement en lui disant de ne plus jamais revenir et, depuis, Curtis cherche preneur.

Et c’est sans compter les joueurs qui sont insatisfaits de leur situation contractuelle, comme l’arrière Chris Mavinga.

Arrive ensuite dans ce contexte un Laurent Ciman qui a ralenti et qui a fait chou blanc à Dijon.

Vanney semble avoir perdu son vestiaire et, à moins d’une belle récolte pendant le marché estival, Toronto risque de trouver l’année bien longue.

Promesses de Zlatan

À sa première saison dans la MLS, Zlatan Ibrahimovic a récolté 22 buts et 10 passes en seulement 27 rencontres.

Malgré ses 37 ans, le grand Suédois est encore au sommet de sa forme et il y est même allé d’une prédiction audacieuse en affirmant, le mois dernier, qu’il allait battre tous les records de la MLS.

S’il veut tenir sa promesse, il aura du pain sur la planche.

Voilà à quoi il peut s’attaquer : neuf matchs consécutifs avec au moins un but, huit matchs d’affilée avec une passe décisive, ou encore quatre buts dans une seule demie.

Et pourquoi ne pas éclipser la marque de 31 buts établie par Josef Martinez l’année dernière, un coup parti ?

Nouvelle ère à Vancouver

À bien des égards, les Whitecaps sont une équipe d’expansion, même s’ils disputent leur neuvième saison dans le circuit Garber.

L’équipe a été presque rebâtie de A à Z avec 21 départs contre une quinzaine d’arrivées pendant la saison morte.

Parmi ces départs, il y a certainement celui du jeune prodige, Alphonso Davies, qui fera plus mal que les autres, l’adolescent se retrouvant désormais avec le Bayern Munich.

Mais c’est surtout la nomination de Marc Dos Santos au poste d’entraîneur-chef qui risque de faire une différence en Colombie-Britannique, puisque le Montréalais a l’intention d’instaurer une nouvelle culture gagnante.

Et il a le CV pour le faire, puisqu’il a gagné partout où il est passé.

On va aussi surveiller le gardien Maxime Crépeau, qui semble avoir gagné le poste de numéro un.

L’influence de Rooney

Quand Wayne Rooney a disputé son premier match le 14 juillet 2018, D.C. United était dans les bas-fonds de l’Association de l’Est.

Mais son arrivée a injecté une très forte dose d’adrénaline à l’équipe et, à partir de ce moment, l’équipe de la capitale nationale américaine a foncé vers une place en séries en récoltant une fiche de 12-4-4, terminant la saison sur une série de dix rencontres sans revers (7-0-3).

En 20 matchs, Rooney a récolté 12 buts et sept passes, et il a ranimé Luciano Acosta qui a lui aussi explosé à ses côtés.

Est-ce que cet effet va se reproduire cette saison ? Rooney et sa bande n’ont pas été particulièrement impressionnants dans les rencontres de présaison, notamment contre l’Impact.

Qui plus est, Rooney a fait parler de lui pour les mauvaises raisons puisqu’il a été arrêté pour désordre public, alors qu’il était en état d’ébriété en décembre dernier.

La question est de savoir si tout ça est derrière lui.

Nouveaux visages

L’Atlanta United et le Crew de Columbus doivent principalement leurs succès des dernières années aux entraîneurs Tata Martino et Gregg Berhalter, respectivement.

Or, le premier est parti diriger la sélection mexicaine, alors que le second est maintenant à la tête de l’équipe nationale américaine. Que se passera-t-il pour ces deux formations ?

À Atlanta, on a confié l’équipe au Néerlandais Frank de Boer, qui a surtout fait sa marque avec Ajax, où il a présenté un ratio de victoires un peu supérieur à 60 %.

Il a aussi brièvement dirigé Internazionale en Série A et Crystal Palace en Premier League.

Son adaptation à la MLS sera la clé. Dans le cas de Columbus, on a confié l’équipe à Caleb Porter qui connaît bien la MLS pour avoir dirigé Portland de 2013 à 2017.

C’est un retour en Ohio pour lui, puisqu’il a dirigé l’équipe de l’université d’Akron de 2006 à 2012.

Exploit de Martinez

La saison dernière, Josef Martinez a marqué avec la régularité d’une horloge suisse et avec l’aplomb d’un rouleau compresseur.

Est-ce que le Vénézuélien de 25 ans pourra maintenir la cadence ? Il a marqué l’histoire en inscrivant 31 buts, pulvérisant l’ancienne marque de 27.

Il serait étonnant qu’il parvienne à maintenir le même rythme, mais n’oublions pas qu’il a inscrit 50 buts en 54 matchs lors de ses deux premières saisons en MLS.

La seule réelle question est de savoir s’il pourra maintenir la cadence, maintenant que Miguel Almiron n’est plus là, ce dernier ayant pris le chemin de Newcastle en Premier League.

Le jeune Paraguayen a fourni 14 passes décisives la saison dernière, dont plusieurs à Martinez.

Calendrier comprimé

La MLS a décidé de comprimer sa saison pour tenir la finale au début novembre, soit un mois plus tôt qu’auparavant.

C’est une bonne idée, surtout pour les équipes les plus au nord et pour éviter la semaine internationale de la FIFA qui venait freiner les séries éliminatoires en novembre.

Mais tout a un prix et, dans ce cas-ci, ça vient avec un calendrier plus comprimé où les séquences comportant plusieurs matchs rapprochés seront nombreuses pour toutes les équipes.

On va d’abord devoir surveiller la fatigue et l’impact de celle-ci sur les risques de blessures qui seront certainement accrus. Ce sont probablement les formations dotées de la meilleure profondeur qui vont le mieux s’en tirer.