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«Ça vient me chercher ce qui se passe à Ottawa»

«Ça vient me chercher ce qui se passe à Ottawa»

Patrick Lalime

Publié 01 mars
Mis à jour 01 mars

Je ne suis pas dans le secret des dieux. Je n’ai pas parlé à Guy Boucher. On se doutait que son contrat n’allait pas être renouvelé, mais je trouve ça spécial qu’ont soit passé à l’action en fin de saison.

Lorsque Guy est arrivé à Ottawa, j’ai trouvé qu’il a redonné des lettres de noblesse à cette organisation.

On a vu une équipe structurée qui a appris à gagner en groupe. On était à un lancer ou un but près de se trouver en finale de la coupe Stanley, en 2016-2017. Personne ne s’attendait à ce qu’ils soient là. Le travail de Guy y était pour beaucoup.

Je lis dans les médias d’Ottawa que le nouvel homme de confiance doit être un bon technicien pour travailler avec les jeunes... moi, je pense que c’était lui. Il n’avait pas de problème à enseigner aux jeunes. Est-ce qu’il était suffisamment à l’écoute? Chose certaine, il  croyait en sa façon de faire et il avait confiance en ses moyens.

II n’était peut-être pas autant à l’écoute que les jeunes l’auraient voulu. Mais par son expérience, il a eu un bon contrôle et ç’a fonctionné quelques saisons.

J’ai le gout de dire «Pauvre Guy!» avec tout ce qui s’est passé dans les dernières saisons. Il se trouvait avec les joueurs qu’on lui donnait dans l’effectif. Sans enlever de crédit aux jeunes qui ont percé, il n’avait plus grand-chose sous la main à la fin.

Combien de temps?

C’est une situation quand même difficile à gérer en ce moment à Ottawa.

On veut continuer dans la lignée d’une reconstruction. Sauf qu’il y a beaucoup trop de revirements de situation. Cette organisation a besoin de stabilité, mais c’est tout le contraire depuis quelques années. Les dirigeants doivent trouver le droit chemin.

Ça fait partie des frais de reconstruction. Là, on est repartis à neuf et ça va prendre quelques années encore. Sur papier, ils semblent avoir un potentiel. Il faudra être patient.

Michel Bergeron dit que ça prendra 10 ans. Moi je pense que ça prendra environ cinq ans. Ça reste un potentiel difficile à évaluer.

Combien de temps? C’est le défi  que les Sénateurs doivent gérer.

Dur à regarder

Lorsque tu as joué pour une formation, tu as toujours une partie de toi qui demeure avec l’équipe. J’ai passé une grande partie de ma carrière avec les Sénateurs et mon passage est en haut de la liste.

Je suis constamment les développements. Ça vient me chercher ce qui se passe. Je trouve ça triste pour les partisans, qui ont toujours été derrière l’équipe.

Je le dis souvent, une bonne organisation, ça part d’en haut.

Il y a beaucoup d’instabilité avec le propriétaire présentement et tous les autres paient le prix.

Le directeur général Pierre Dorion a beaucoup de pression avec les dossiers qu’il gère en ce moment. Il est là pour faire son travail malgré tout.

Quand ce n’est pas bien mené, il y a des conséquences. Et c’est-ce qu’on voit en ce moment chez les Sénateurs.