ISU Patinage de vitesse courte piste

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Patinage

Un numéro 1 à défendre pour Charles Hamelin

Publié | Mis à jour

Champion des Mondiaux l’an dernier à Montréal, le patineur de vitesse Charles Hamelin porte, cette saison, le numéro 1 sur son casque pour la première fois de sa carrière.

C’est effectivement le rang du classement général des Championnats du monde précédents qui décide du numéro affiché par chaque athlète. À l’aube des prochains Mondiaux de patinage de vitesse courte piste, prévus du 8 au 10 mars en Bulgarie, Hamelin aura ainsi un titre mondial à défendre et... un numéro.

«Il y a des gens qui me demandaient en début de saison si je ressentais une pression supplémentaire en raison du numéro 1 sur mon casque et, honnêtement, la réponse est non, a indiqué Hamelin, rencontré jeudi lors d’une rencontre de presse à l’aréna Maurice-Richard. Pour moi, ça ne change rien. Il y a un an, je patinais avec le numéro 8 et ce n’était pas différent.»

Malgré ce discours, Hamelin reconnaît néanmoins qu’il avait savouré le moment quand, à la première Coupe du monde de la saison, en novembre à Calgary, il avait reçu le numéro 1 avant de prendre part à la compétition.

«Mais oui, c’est sûr que c’était "cool", a-t-il avoué en riant. J’avais même pris une photo pour l’envoyer à mon frère [François] et à ma blonde. Je pense que j’avais aussi publié une "story" sur Facebook si je me souviens bien.»

C’est au moment de patiner qu’il n’en a que faire de ce numéro.

Le plein de confiance

À Sofia, en Bulgarie, Hamelin en sera à ses 16es Championnats du monde. Plus impressionnant encore, il n’a jamais terminé plus loin qu’au huitième rang au classement.

«Je pense que ça vient montrer que je suis un patineur complet et assez constant», a commenté l’athlète de 34 ans.

Hamelin, qui peut effectivement s’illustrer sur les différentes distances, a refait le plein de confiance en février, lors des deux Coupes du monde présentées en Europe. Il a remporté une médaille d’argent au 1500 mètres, à Dresden, en Allemagne, avant de patiner à son aise, à Turin, en Italie.

«À Turin, j’ai été disqualifié deux fois pour des raisons que j’ignore encore, a noté Hamelin. Dans ma tête, je n’ai pas fait d’erreurs lors de cette Coupe du monde. Avec mes résultats en Europe, mon niveau de confiance n’a jamais été aussi haut qu’en ce moment.»

Si Hamelin est dans un bon état d’esprit en prévision des Mondiaux, il croit que ses compatriotes Samuel Girard et Steven Dubois pourraient aussi se signaler en Bulgarie, eux qui seront logiquement les deux autres représentants du Canada dans les épreuves individuelles.

«On a tous les trois le potentiel de gagner», a avancé Hamelin.

Un titre convoité par Kim Boutin

Chez les femmes, Kim Boutin et Alyson Charles auront l’occasion de s’imposer, mais la troisième patineuse pour les épreuves en solo, qui fait l’objet d’un choix discrétionnaire, sera officiellement identifiée mercredi.

«Selon moi, le titre de championne du monde, c’est le plus gros titre que tu puisses gagner», a souligné Boutin.

Celle-ci devra toutefois saisir rapidement sa chance si elle veut rafler ce titre mondial, puisque le format des Championnats du monde est appelé à changer en 2021; il va exclure dorénavant la présence d’un classement général.

À propos de Boutin, elle n’a jamais obtenu mieux que le numéro 7 à l’issue de ses trois premiers Mondiaux, mais pour elle aussi, ce numéro affiché sur le casque n’a que très peu d’importance au moment d’entamer une course. C’est d’abord et avant tout le titre mondial qu’elle désire.