LHJMQ

LHJMQ : Un calendrier appelé à changer

LHJMQ : Un calendrier appelé à changer

Mikaël Lalancette

Publié 26 février
Mis à jour 26 février

Vous l’avez sans doute vu dans mon reportage de dimanche à TVA Sports. Le calendrier de la LHJMQ est appelé à changer.

Dès l’an prochain, le Commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, va inviter les employés de son circuit à bâtir un calendrier incluant plus de matchs interligues pour la saison 2020-21.

Vous pourriez donc aller voir un match entre les Knights de London et les Remparts de Québec un vendredi soir au Centre Vidéotron.

Avouez qu’il y aurait de l’intérêt. Dale Hunter et les Knights à Québec!

Les partisans des Olympiques de Gatineau et des Huskies de Rouyn-Noranda rêvent eux aussi à des matchs contre des équipes rapprochées.

On peut penser aux 67 d’Ottawa et au Battalion de North Bay par exemple. La LHJMQ veut y aller progressivement et diversifier ses rendez-vous.

Le Commissaire Gilles Courteau a par ailleurs annoncé la création d’un comité chargé de mener une étude sur la réduction du calendrier.

On veut connaître l’impact d’une seconde réduction du calendrier, composé de 68 parties.

Le dernier changement remonte à 2008, une réduction de 70 à 68 parties.

C’était il y a 11 ans!

Ça me semble inévitable, mais il n'y a aucun consensus entre les volets affaires et hockey.

D’un côté, la concentration du calendrier est un problème. On veut que les jeunes étudient et on a parfois l’impression que c’est trop demandé aux partisans d’assumer trois matchs locaux dans la même semaine.

De l’autre, on réalise année après année l’immense fragilité des finances des équipes, étouffées par des budgets d’exploitations qui augmentent sans cesse.

On marche donc sur un fil de fer.

J’ai aussi appris qu’on s’apprête à modifier le calendrier plus en profondeur.

L'exemple de l'Océanic

Même si on a changé les divisions et le format des séries pour cette année, le calendrier n’a pas été ajusté.

Or, il y a du mécontentement au sein des directeurs généraux et de leurs collègues entraîneurs-chefs.

Le calendrier actuel ne tient pas du tout compte de la nouvelle réalité. Prenons par exemple l’Océanic de Rimouski.

Si les séries commençaient aujourd’hui, Serge Beausoleil et sa bande auraient rendez-vous avec les Wildcats de Moncton au premier tour éliminatoire.

Même s’ils sont maintenant dans la même association, Rimouski et Moncton se sont affrontés deux fois en saison régulière, soit les 21 octobre et 24 février derniers.

Deux matchs seulement, alors que l’Océanic croise le fer 32 fois avec les Remparts, les Saguenéens, le Drakkar, les Tigres et les Cataractes...

Quelques incongruités

Le déséquilibre est peut-être un peu moins flagrant dans l’Ouest, mais il existe quelques incongruités.

Prenons deux adversaires très probables du premier tour des séries : les Huskies de Rouyn-Noranda et les Cataractes de Shawinigan.

Même si les deux équipes sont maintenant dans la même association, le nombre de duels entre les deux équipes est demeuré inchangé cette année : quatre matchs.

Pourtant, les Huskies jouent 10 fois contre les Foreurs, 6 contre le Phoenix, 6 contre les Voltigeurs, 6 contre les Olympiques et 6 contre l’Armada.

De leur côté, les Cataractes ont rendez-vous six fois avec l'Océanic... pourtant dans l'autre association!

Bref, attendez-vous à ce que la situation soit corrigée dans les prochaines années.

Il faudra voir à quel point les partisans des équipes québécoises de l’association Est voudront vraiment voir davantage de matchs impliquant des équipes des Maritimes.

Place aux trophées

Le gala des Rondelles d’Or aura lieu dans un mois dans le circuit. J’aurai l’occasion de vous dévoiler quelques-uns de mes gagnants d’ici là, mais déjà, je vous fais une prédiction : le bon travail de Mario Pouliot sera récompensé.

À mon avis, le nouveau grand patron des Huskies mérite le titre d’entraîneur-chef de l’année dans la LHJMQ. Il a guidé les Huskies au championnat de la saison régulière (c’est presque une formalité) et il a vite mis à sa main sa nouvelle formation.

C’est aussi mon choix pour le trophée Maurice-Filion, remis au directeur général de l’année. C’est vrai, Mario Pouliot a hérité d’une base très solide à Rouyn-Noranda, mais son travail de DG est digne de mention.

En plus de bien gérer la situation de ses 20 ans et de ses gardiens, Pouliot a mis la main sur les deux joueurs les plus convoités du marché des transactions cette année à leur position respective : Noah Dobson et Joël Teasdale.

Il est aussi parvenu à rapatrier Louis-Filip Côté des Remparts à Rouyn-Noranda, ce qu’avait tenté Gilles Bouchard l’an dernier, sans succès.

Un A+ pour son travail de DG.

Le dernier à avoir remporté les deux trophées la même année? Gilles Bouchard, avec ces mêmes Huskies, lors de la conquête de la coupe du Président en 2015-16!