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Canadiens

Les Canadiens anéantissent les Red Wings

Publié | Mis à jour

Avec la façon dont le Canadien s’était comporté la veille au New Jersey, il n’avait d’autre choix que de rebondir face aux Red Wings. Dans une course aussi serrée que celle dans laquelle il est impliqué, le Tricolore ne pouvait se permettre d’échapper un deuxième match de suite face à une formation en perdition.

Les Montréalais ont bien répondu. Plus affamés, plus rapides et plus incisifs que leurs rivaux, ils ont remporté une brillante victoire de 8 à 1, mardi soir, au Little Caesars Arena de Detroit.

«Nous étions frustrés après le match d’hier [lundi]. Nous étions à plat, nous ne gagnions pas nos batailles. Le but de Paul [Byron] nous a redonné vie. On a transposé cette énergie dans le match d’aujourd’hui [mardi soir]», a souligné Andrew Shaw.

Claude Julien a eu la main heureuse en réunissant Jonathan Drouin, Max Domi et Shaw. Avec un total combiné de 12 points, les trois membres de cette unité ont été les bougies d’allumage des visiteurs.

Shaw a enregistré le premier tour du chapeau de sa carrière et Domi a récolté cinq points (2 buts, 3 passes) pendant que Drouin se faisait complice de quatre buts.

Domi n’avait jamais amassé plus de trois points au cours d’un même match.

«La façon dont nous avons joué dernièrement n’était pas notre véritable identité. Il reste 19 matchs, il faut utiliser notre vitesse. Ce soir [mardi], on a tout mis ça derrière. On n’a rien fait de compliqué, on a gardé les choses simples», a indiqué Drouin.

Après cinq revers de suite sur les patinoires adverses, ce gain tombe à point. Les Hurricanes de la Caroline et les Penguins de Pittsburgh, deux équipes à la poursuite du Tricolore, ont également remporté leur match.

Puisque Pittsburgh affrontait les Blue Jackets, ces derniers sont tombés hors du portrait des séries, accusant toutefois seulement deux points de retard sur le Canadien.

Surnombres à profusion

Comme c’est souvent le cas avec une équipe qui n’est plus dans le coup à ce temps-ci de la saison, les Red Wings, avant-derniers de l’Association de l’Est, n’ont pas mis de temps à «tirer la plogue».

«On a très bien joué. On a pris les bonnes décisions tout au long du match. Jamais on ne les a laissés respirer. On a disputé 60 bonnes minutes», a indiqué Tatar pour expliquer la domination de son équipe.

Incapables de soutenir les contre-attaques rapides de leurs adversaires, les troupiers de Jeff Blashill ont offert une multitude de surnombres aux visiteurs.

Brendan Gallagher a marqué son 27e de la saison de cette façon. Idem pour Domi qui, à son premier but de la soirée, a conclu une attaque à quatre contre deux.

«On a donné des occasions de marquer stupides. On était en territoire adverse, on a triché un peu, la rondelle s’est retrouvée dans notre filet. On avait la rondelle sur notre palette en zone neutre, on a créé un revirement, elle s’est retrouvée dans notre filet», a énuméré Blashill, se grattant encore la tête après le match.

À un certain moment, on avait l’impression d’assister à un match à la patinoire extérieure du coin tellement les Red Wings avaient abandonné l’aspect défensif de leur jeu.

Joel Armia a pu marquer alors que les cinq joueurs des Wings regardaient en direction de Jesperi Kotkaniemi. Sur le deuxième but de Shaw, deux joueurs des Wings se trouvaient derrière le filet, alors défendu par Jimmy Howard, deux autres retraitaient vers leur banc et le cinquième comptait les sièges vides dans les gradins.

Price peu sollicité

Ayant sans doute pitié de Howard (déjoué 6 fois sur 22 tirs), voyant qu’il était pratiquement laissé à lui-même, Blashill l’a remplacé par Jonathan Bernier au début du troisième engagement.

Le pauvre a subi le même traitement, déjoué par Domi dès la troisième minute de jeu. Sur la séquence, Christian Folin, qui prenait part à son premier match dans l’uniforme tricolore, a obtenu une mention d’assistance.

Pour sa part, Carey Price, appelé à garder un deuxième match en deux soirs pour la troisième fois de la saison, n’a pratiquement jamais été importuné. Il a fait face à 29 tirs, dont bien peu ont été menaçants. Seul Anthony Mantha est parvenu à le déjouer, sur un retour de lancer.