Lance Stroll

Photo : Lance Stroll Crédit : AFP

F1

Du rattrapage à faire pour Racing Point

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Les 10 écuries de Formule 1 entreprennent mardi à Barcelone le deuxième et dernier bloc des essais hivernaux.

Ces quatre journées cruciales permettront aux engagés de terminer leur préparation en vue de la prochaine saison, qui s’amorce le 17 mars à Melbourne, en Australie.

Si certaines équipes ont pu accumuler les tours du circuit de Barcelone-Catalogne à un rythme soutenu la semaine dernière, d’autres ont certes du rattrapage à faire pour être fin prêtes à entamer l’année 2019.

C’est d’ailleurs le cas de l’écurie Racing Point, dont le parcours a été écourté en Espagne par quelques pépins, notamment un aileron arrière défectueux.

Lance Stroll a aussi vu sa journée de jeudi être interrompue par une fuite d’huile en après-midi. Au total, le jeune pilote montréalais de 20 ans n’a réussi qu’à boucler 151 tours, soit 79 le mardi et 72 le surlendemain. Il a été crédité du 18e chrono le plus rapide de la semaine.

Son coéquipier Sergio Pérez a roulé encore moins, limité à 30 tours le lundi et à 67 le mercredi.

Les rôles sont inversés

L’écurie Racing Point fait ses débuts en F1, après qu’un consortium mené par Lawrence Stroll, le père de Lance, eut racheté les actifs de Force India en août dernier.

Au total, la monoplace de l’équipe n’a donc parcouru que 248 tours, alors que Mercedes et Ferrari, qui tiennent le haut du pavé à ce chapitre, en ont déjà 610 et 598 au compteur respectivement.

Une seule écurie a fait pire que Racing Point, soit Williams (88 tours) qui, faute de préparation, a dû faire l’impasse sur les deux premiers jours des essais hivernaux.

Lance Stroll amorcera cette deuxième semaine à bord de la nouvelle monoplace mardi. Il cédera le volant à Pérez mercredi avant de le reprendre jeudi. Le pilote mexicain occupera le baquet de la Racing Point le lendemain pour conclure les essais hivernaux.

La semaine dernière, c’est Pérez qui avait effectué les premiers tours de roues de la voiture en ouverture des essais.

Après la fiabilité... la performance

Au risque de se répéter, ces essais hivernaux sont à prendre avec des... pincettes.

Les équipes tentent des expériences et jouent au petit cachottier en ne dévoilant pas à la concurrence certains paramètres importants, dont les réglages du moteur et la quantité de carburant à bord, qui peuvent évidemment influencer le comportement des monoplaces.

Toutefois, la deuxième ronde de ces essais est une meilleure indication des forces en présence.

Si la plupart des écuries ont opté sur la fiabilité en s’adonnant à des longs relais sur le tracé espagnol la semaine dernière, leurs pilotes vont vouloir exprimer tout le potentiel de leur bolide en performance pure au cours des prochains jours.

En d’autres termes, attendez-vous à ce que Mercedes, plutôt discrète la semaine dernière, se montre sous son vrai jour. Ses pilotes, Lewis Hamilton et Valtteri Bottas, ont sûrement gardé le meilleur pour la fin.

Tout dépendra de... Honda

Quant à Ferrari, très solide lors de la première semaine, on s’attend aussi à la voir passer à un autre niveau.

Ses pilotes, Sebastian Vettel et Charles Leclerc, n’ont pas cherché les temps canon, mais la situation devrait changer au cours des prochains jours lorsque leur bolide sera chaussé des pneus les plus tendres (C5) de la gamme Pirelli.

Du côté de Red Bull, qui s’est associée cette année à Honda, comme l’avait fait son écurie sœur, Toro Rosso, l’an dernier, elle doit maintenant exploiter toute la puissance de son moteur, ce qu’elle s’est retenue de faire jusqu’ici.

Si les déboires du motoriste japonais avec l’écurie McLaren en 2017 (rappelez-vous les pannes répétées de Fernando Alonso il y a deux ans en essais privés) sont chose du passé, l’inquiétude est encore palpable au sein de l’écurie autrichienne.

Cette deuxième semaine nous donnera une meilleure évaluation de cette nouvelle combinaison, qui pourrait donner la chance à Max Verstappen d’assurer la riposte aux deux favoris logiques, Hamilton et Vettel, pour le titre mondial.