Football universitaire RSEQ

Louis-Philippe Simoneau ou le placement d’une vie

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Comme botteur des Carabins de Montréal, Louis-Philippe Simoneau est habitué aux situations de matchs où la pression peut être très forte. Ce n’était rien à côté des paroles du médecin qui lui a diagnostiqué un lymphome non hodgkinien agressif de type B il y a une dizaine de jours.

L’athlète de 24 ans a contacté son entraîneur Danny Maciocia deux jours plus tard.

«J’étais dans mon auto dans un stationnement à Saint-Jean-sur-Richelieu où je devais donner une conférence. Après avoir entendu les paroles de Louis-Philippe, j’étais sous le choc. J’étais incapable de sortir de mon véhicule», a raconté Maciocia.

Le mot cancer est synonyme d’inquiétude pour le pilote des Bleus. Son frère Tony est décédé d’un cancer de l’estomac en 2009 à l’âge de 39 ans seulement.

Maciocia s’est rendu au chevet de son joueur en compagnie de son adjoint Byron Archambault quelques jours plus tard. Ils ne pouvaient pas s’éterniser: le premier cocktail de chimiothérapie était sur le point d’être administré à Simoneau.

«J’ai été rassuré par son attitude et sa confiance. Il était positif et il avait hâte d’amorcer son combat contre le cancer.»

Simoneau a écrit un message sur Facebook et il n’accordera pas d’entrevue pour l’instant. Trop occupé à livrer bataille à sa maladie. Pour avoir le dessus sur son lymphome, il aura besoin de toute son énergie et d’une bonne dose de courage.

En plus du soutien de ses proches et des membres des Carabins, il pourra compter sur l’appui d’Anthony Calvillo. Son nouvel entraîneur s’est retrouvé dans une position similaire en 2010 alors qu’il a eu un cancer de la glande thyroïde. Un allié de premier plan.

Jouera-t-il en 2019?

Pour les prochaines semaines, le football sera secondaire pour Simoneau. Par contre, il s’est fixé l’objectif d’être à son poste pour le premier match de la saison 2019 des Bleus.

«On ne connaît pas encore la durée de sa convalescence. Sa santé est la priorité, a précisé Maciocia. Une chose est sûre: il aura sa place au sein de notre équipe. On va l’attendre.»

Pour disputer sa dernière saison avec les Bleus, il aura besoin de l’accord des dirigeants de U Sports, car il n’aura pas les 18 crédits universitaires nécessaires pour sauter sur le terrain.

En attendant, Simoneau doit réussir le placement le plus important dans sa jeune carrière de botteur. Celui de sa vie.