Impact

Impact : une équipe unie dans la diversité

Dave Lévesque | Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

Il n’est pas rare de voir les joueurs de l’Impact en petites grappes, les Argentins d’un côté, les Français de l’autre. C’est normal, et ça ne dérange pas Rémi Garde.

«Dans un groupe de 20 à 30 personnes, il y aura toujours des sous-groupes qui vont se former quand on vit ensemble pendant un mois, 24 heures sur 24», affirme l’entraîneur-chef.

«Le point commun peut être la nationalité, la langue, la culture, mais ça peut aussi être des centres d’intérêt. Si vous mettez 25 Québécois ensemble, il y aura des sous-groupes.»

Et il n’a pas tort. Saphir Taïder parle d’affinités qui permettent de se changer les idées.

«Dans un groupe, il y a toujours des affinités qui se créent, c’est normal. Ça fait du bien de se retrouver le soir ensemble, ça aide à décrocher du football.»

Comme Montréal

«Là, il y a des sous-groupes sud-américains, français, américains et québécois, mais je ne vois pas ça de manière négative», assure Garde.

«Je fais le parallèle avec la ville de Montréal. On représente ce qu’est la ville, de ce que je vois depuis douze mois, ça se passe plutôt bien.»

Il s’assure toutefois de garder un groupe homogène en tout temps afin de faire en sorte que les moments difficiles soient plus faciles à gérer.

«Je suis vigilant avec ça, les joueurs le savent, j’en ai parlé. J’aime les gens qui sont ouverts d’esprit parce que, dans les moments où ça va moins bien, c’est quelque chose qui peut vite tourner négativement.»

Intégration facile

Arrivé en janvier, Harry Novillo n’a pas tardé à s’intégrer au groupe des Français et il reconnaît que ç’a facilité son adaptation.

«Je connaissais déjà du monde par le passé comme Bacary, Saphir ou Rudy, qui vient de la même ville que moi. Mais je serais arrivé dans un club qui parle anglais et ça aurait été pareil», assure-t-il.

Selon le milieu de terrain, tout le monde y a mis du sien pour l’accueillir, quelle que soit la nationalité, et c’est justement cette diversité qui lui plaît dans cette équipe.

«C’est bien d’avoir une diversité au niveau des joueurs et d’apprendre des choses sur des joueurs que je ne connaissais pas du tout. Il y a des joueurs qui n’ont évolué que dans la MLS et qui peuvent m’en parler, ou des joueurs qui peuvent me parler de la ville et du Canada.»

Voyez le reportage de Nicolas A. Martineau ci-dessus.