Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

UFC

«Je ne suis pas pressé de me joindre à la UFC»

Richard Boutin | Journal de Québec

Publié | Mis à jour

Courtisé par le UFC même s’il ne compte que deux combats avec TKO, Ciryl Gane ne se dit pas pressé de faire le saut dans l’organisation la plus prestigieuse des arts martiaux mixtes.

«Il y a eu des approches et les pourparlers se poursuivent, mais je suis concentré à mon prochain combat, qui est super important», a souligné le Français, que nous avons joint à Paris à l’aube de son duel face au Brésilien Raphael Pessoa (9-0), qui se déroulera le 14 mars, au Centre Vidéotron. «Je ne suis pas pressé de me joindre à la UFC. Ce n’est jamais mauvais de prendre de l’expérience. Tous sports de combat confondus, je compte seulement cinq années d’expérience. Je ne suis donc vraiment pas pressé.»

Grand manitou de l’organisation, Stéphane Patry assure que son poulain n’est pas sur le point de faire le saut. «Dans la nouvelle entente que j’ai avec UFC dans laquelle nous sommes partenaires, nous avons convenu de ne pas envoyer plusieurs combattants dans une courte période, a expliqué le promoteur. Comme Marc-André Barriault a signé avec le UFC en novembre, ce n’est pas demain matin que Ciryl va faire la même chose, même si on sait qu’il sera le prochain.»

«C’est tout un athlète et le UFC est déjà très intéressé parce que les Connor McDavid sont très rares dans notre sport, mais on veut que Ciryl continue son apprentissage avec notre organisation, de poursuivre Patry. Il est très solide debout, mais il reste du travail à faire au sol. Il pourrait battre le champion mondial dès maintenant, mais on veut qu’il demeure le meilleur longtemps. Ciryl possède un très, très, très bon contrat avec nous et son entente est supérieure aux contrats d’entrée dans la UFC.»

Partenaire d’entraînement

En préparation de son duel face à Pessoa, l’ancien champion mondial de boxe thaï rivalise avec son compatriote Francis Ngannou dans un camp d’entraînement qui se déroule à Paris. «C’est comme si j’avais déjà un pied dans le UFC, raconte-t-il. C’est cool de s’entraîner avec un combattant de sa trempe. Chacun apporte à l’autre. Ce camp me donne confiance et me procure de la sérénité puisque je peux rivaliser avec un gars dans le Top 5 mondial. Malgré tout, ça ne signifie pas que personne ne sera en mesure de me battre.»

Repartir à 100 %

Mal en point après son dernier combat le 21 septembre, à Québec, face au Québécois Adam Dyczka, Gane gère très bien le report de son duel face à Pessoa, qui devait initialement se dérouler le 8 février.

«J’ai hâte de combattre et de me retrouver dans la cage, mais je n’avais pas le choix d’attendre. Je me suis luxé le gros orteil et je devais être inactif un mois et demi, et il y a aussi mon poumon qui devait guérir. Je voulais repartir à 100 %, et ce report n’a fait que m’accorder plus de temps.»