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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Sports aquatiques

Une année à combattre le stress pour Meaghan Benfeito

Publié | Mis à jour

MONTRÉAL - L’aura des Jeux olympiques de Tokyo flotte déjà autour de l’équipe canadienne de plongeon, qui procédait, jeudi après-midi, au coup d’envoi de la saison 2019.

À un an et demi du grand rendez-vous, le moment est venu d’entamer le processus complexe des qualifications.

«C’est certain que le stress embarque un peu, a convenu la plongeuse Meaghan Benfeito, qui excelle au tremplin de 10 mètres. Mais je me retrouve en position de participer à mes quatrièmes Jeux, je sais à quoi m’attendre, je sais ce qu’implique une année pré-olympique. Je connais le stress qui vient avec. Je sais c’est quoi d’ouvrir une place pour les Jeux olympiques pour le Canada.»

Dans un premier temps, Benfeito, Jennifer Abel, Pamela Ware, Philippe Gagné, Vincent Riendeau et les autres membres de l’équipe pourront notamment profiter des prochains Mondiaux, prévus en juillet en Corée du Sud, pour obtenir quelques laissez-passer pour le Canada en vue de Tokyo 2020. Pour y arriver, un plongeur devra terminer parmi les 12 premiers dans une épreuve individuelle. En synchro, une équipe devra par ailleurs monter sur le podium.

«C’est stressant, les Championnats du monde, il y a beaucoup d’athlètes par épreuve, a expliqué Benfeito. Les compétitions sont longues et tu sens le stress des autres. Il faut rester dans sa bulle.»

«En 2015, j’ai été vraiment stressée, je me souviens que j’avais terminé 12e en demi-finale, soit en dernière position pour me qualifier. C’est vraiment les demi-finales qui sont les plus stressantes car une fois en finale, la place est déjà ouverte pour ton pays et il ne reste plus qu’à te battre pour une médaille aux Mondiaux.»

Bénéficier de son expérience

À 29 ans, bientôt 30, Benfeito précise que son expérience pourrait maintenant l’aider à mieux gérer la situation. Double médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Rio, en 2016, elle a appris à mieux se sentir pendant ses compétitions au fil des ans.

«J’ai toujours été une plongeuse qui avait de la misère quand c’était long, a-t-elle dit. J’ai été habituée aux Séries mondiales, où ça va plus vite avec moins de participantes. Quand il y a une quarantaine de plongeuses, j’ai toujours eu plus de misère, mais à partir des Jeux de 2016, j’ai vraiment essayé de prendre ça le plus calmement possible et d’apprécier le temps que j’ai entre mes plongeons.»

Avant les Mondiaux, la saison de l’équipe canadienne s’ouvrira du 1er au 3 mars, au Japon, avec une épreuve de la Série mondiale de la FINA. Suivra une compétition semblable en Chine, la semaine suivante. Les plongeurs seront par ailleurs à Montréal, du 26 au 28 avril.

Nouvelle image, nouvelle couleur?

En marge du lancement de la nouvelle saison, Plongeon Canada a profité de la conférence de presse de jeudi pour dévoiler une nouvelle image de marque. En plus d’un logo, qui mêle la feuille d’érable à la silhouette d’un faucon pèlerin, on a incorporé une nouvelle devise bilingue «We fly | Plus haut».

«J’ai un total de trois médailles de bronze en carrière aux Jeux olympiques [dont deux en synchro], mais là, à Tokyo, j’aimerais ça justement finir plus haut, a conclu Benfeito, avec humour. Ça va être difficile, mais ça fait partie de mes objectifs. J’aimerais ça avoir une médaille d’une autre couleur. Et si ça n’arrive pas, si jamais je ne suis pas sur le podium à Tokyo, le plus important pour moi, c’est de savoir que j’ai tout donné et que je n’ai aucun regret.»

En synchro, toujours à la plateforme de 10 m, Benfeito fait équipe avec Caeli McKay et elles rêvent aussi de participer ensemble aux prochains Jeux olympiques.