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L’Impact à l’étape des dernières expériences

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L’Impact dispute son avant-dernier match préparatoire mercredi soir en affrontant les Rowdies de Tampa Bay.

On en est à la période des derniers tests dans le camp montréalais, puisque la saison régulière s’amorce dans moins de deux semaines.

«Il y aura un peu de tout, des joueurs qui vont jouer 45 minutes, des 60 et peut-être des 80 minutes», a souligné Rémi Garde.

«Je suis en attente de l’état de santé des uns et des autres, de voir comment on a récupéré du match précédent. L’idée est aussi de penser au match de samedi contre D.C. et de faire un bon match.»

Parmi les blessés, on compte Ignacio Piatti (ischio), Jukka Raitala (genou) et Samuel Piette (commotion). Dans tous les cas, ça ne semble être rien de sérieux.

Entorse

Le personnel d’entraîneurs a fait une petite entorse à son protocole habituel en tenant une séance à 17 h 15, mardi, plutôt qu’en avant-midi comme c’est généralement le cas.

Il y avait une raison bien précise derrière cette décision. Rémi Garde et ses hommes voulaient regarder le match de Ligue des champions opposant leurs amis de l’Olympique lyonnais au FC Barcelone.

«On y a pensé dans le "timing" de l’horaire d’entraînement, a concédé Garde. Je dois dire qu’on a été un peu égoïstes parce que je ne suis pas sûr que tous les joueurs ont regardé le match. On a un œil tactique, mais surtout un œil très chauvin.»

«C’est très chaud, ça peut crier, on se lève, on est quand même très proches et on a beaucoup d’amis dans le "staff" là-bas. On est vraiment de tout cœur avec eux», a expliqué l’entraîneur-chef pour décrire l’ambiance qui règne quand ils se retrouvent pour regarder ce genre de match.

Profondeur

Garde a un luxe qu’il n’avait pas l’année dernière : de la profondeur. C’est notamment vrai en défense centrale, où l’on retrouve Zakaria Diallo, Victor Cabrera, Rudy Camacho et Jukka Raitala.

«Je vais être aussi clair avec vous que je l’ai été avec les joueurs. J’ai quatre joueurs qui peuvent jouer en charnière centrale et ils ont tous un niveau de jeu assez proche l’un de l’autre.»

«Ils ont des caractéristiques, des qualités ou des défauts, qui sont très différents. Pour le moment, j’observe les meilleures associations et individuellement ce que font les uns et les autres. Je suis encore en réflexion.»

Et Garde insiste pour dire que s’il trouve une bonne recette, il n’écartera jamais la possibilité d’en modifier les ingrédients.

«Dans le foot, les choses changent même si c’est une position où on a envie de trouver de la stabilité.»

Les jeunes

Le Bleu-blanc-noir possède aussi une profondeur intéressante en milieu de terrain, surtout avec un groupe de jeunes joueurs composé de Ken Krolicki, Shamit Shome, Amar Sejdic et Mathieu Choinière.

«C’est un très bon problème que je n’avais pas l’année dernière, reconnaît Rémi Garde. Oui, il y a des positions où il y a un peu plus d’ouverture, mais il ne faut pas oublier qu’il y aura cinq ou six fois dans l’année où des matchs vont se succéder, sans parler du championnat canadien.»

Tout comme chez les arrières centraux, il entend garder toutes les options ouvertes.

«On doit avoir la possibilité de faire du roulement sur deux ou trois positions sans que le niveau de l’équipe baisse, c’est ça l’objectif.»

Cette compétition est d’ailleurs bien accueillie par les jeunes joueurs, dont fait partie Shamit Shome.

«C’est une bonne chose d’avoir de la compétition. C’est un défi, mais tout le monde l’embrasse parce qu’en fin de compte, c’est normal d’avoir de la compétition au soccer.»

(Voyez, dans la vidéo ci-dessus, le reportage de Nicolas A Martineau sur Micheal Azira, qui apporte calme et sérénité à l’Impact selon ses coéquipiers.)