Charles Leclerc et Sebastian Vettel

Photo : Charles Leclerc et Sebastian Vettel Crédit : AFP

F1

Ferrari: une saison pour se racheter

Publié | Mis à jour

C’est un moment toujours attendu en F1, et surtout en Italie : le dévoilement de la nouvelle monoplace de l’écurie Ferrari.

L’événement a eu lieu vendredi sur les terres de l’entreprise, à Maranello, en Italie, en présence de tous ses artisans et évidemment de ses deux pilotes, Sebastian Vettel et Charles Leclerc.

Le bolide a été baptisé SF90, pour souligner les 90 ans de la Scuderia.

En 1929, le fondateur Enzo Ferrari créait d’abord l’équipe de course, modeste à l’époque, avant de bâtir 18 ans plus tard un empire qui, encore aujourd’hui, représente l’un des plus beaux joyaux de l’industrie automobile.

Un titre à reconquérir

Au fil des récentes années, Ferrari aura été la plus sérieuse menace de sa grande rivale, Mercedes, sans avoir toutefois été en mesure de mettre fin à la domination des Flèches d’Argent.

La saison 2019 sera-t-elle la bonne ? Il faudra attendre plusieurs mois pour le savoir. Mais à chaque lancement, on nourrit évidemment de grandes ambitions.

Il est vrai que Ferrari a connu en 2018 sa meilleure année depuis 10 ans. Si bien qu’on a cru, à un moment donné, qu’elle se hisserait au sommet pour y rester, mais en vain.

Le dernier sacre d’un pilote chez Ferrari remonte à 2007, celui de Kimi Räikkönen, à qui elle a montré la porte à la fin de la saison dernière, et à 2008 chez les constructeurs.

Vettel emballé

L’écurie italienne a beau compter sur un quadruple champion du monde dans ses rangs en Vettel, ce dernier n’a certes pas aidé sa cause l’an dernier par son parcours parfois brouillon qui lui a coûté des victoires et des points précieux au tableau.

Celui qui vise un premier sacre depuis 2013 et, espère-t-il, son premier chez Ferrari, n’a pas caché son enthousiasme quand le voile a été levé sur son nouveau bolide.

«Je vous dirai d’abord et avant tout que je suis très excité de la découvrir dès la semaine prochaine à Barcelone», a raconté le pilote de 31 ans.

«Tous ces efforts déployés par notre organisation sont incroyables depuis quelques mois, a-t-il poursuivi. De la voir enfin complétée, c’est extraordinaire. Je suis emballé.»

Un prodige s’amène

Ferrari fera confiance au très grand espoir Charles Leclerc pour seconder Vettel.

Le Monégasque âgé de 21 ans a été récompensé pour sa fulgurante ascension qui fait de lui, aux yeux de plusieurs observateurs, un champion du monde en devenir.

À sa première saison en F1, il n’a jamais aussi bien fait paraître la pauvre écurie Sauber (maintenant rebaptisée Alfa Romeo), qu’il a sortie des bas-fonds du peloton.

Il est vrai que Leclerc a gagné partout où il est passé en remportant en 2016 le championnat de la série GP3, et l’année suivante le titre en F2. Ferrari ne pouvait rater une aussi belle occasion de recruter ce prodige de la course.

«Je ne vous cacherai pas que j’ai toujours rêvé de cette voiture rouge, a relaté Leclerc. Depuis que je suis tout jeune en fait. Je suis fier d’avoir atteint cet objectif et je ne peux attendre de me retrouver derrière son volant.»

Un nouveau patron

Ferrari est maintenant dirigée par Mattia Binotto, nommé à la tête de l’écurie en janvier en remplacement de Maurizio Arrivabene.

«Le public est très exigeant à notre endroit en Italie, a affirmé le nouveau patron. Nous sommes conscients que c’est une année importante pour Ferrari.»

Binotto a révélé que la nouvelle monoplace (d’un rouge moins foncé qu’à l’habitude) est une « évolution » plutôt qu’une « révolution ».

«La nouvelle réglementation, qui impose notamment de nouveaux ailerons avant et arrière, a représenté un très grand défi pour nos concepteurs», a-t-il conclu.