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Ça se corse dans la course aux séries

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Il y avait beaucoup de choses à célébrer, jeudi soir, au Bridgestone Arena. La Saint-Valentin, le 900e match de Shea Weber et l’anniversaire de David Poile. Les Predators se sont assurés que tout le monde se rende sur Broadway pour faire la fête le cœur léger.

Le premier but de Brian Boyle dans son nouvel uniforme et le 12e de Viktor Arvidsson à ses 13 derniers matchs ont brisé une égalité de 1 à 1 à mi-chemin du troisième engagement, menant du même coup les locaux à un gain de 3 à 1 aux dépens du Canadien.

P.K. Subban et ses coéquipiers ont ainsi mis fin à une séquence de trois revers.

Avec la course dans laquelle elle est impliquée, la troupe de Claude Julien ne peut se permettre le moindre faux pas. Il s’agissait seulement de son deuxième revers en temps réglementaire en 12 matchs (8-2-2). Pourtant, il doit encore se contenter de l’une des deux positions des équipes repêchées dans l’Association de l’Est.

Et derrière, ça commence à chauffer.

Le mystère Rinne

Le Canadien n’a que lui à blâmer pour ce revers. Dans les faits, il n’a disputé qu’une vingtaine de bonnes minutes. Majoritairement en deuxième période, alors qu’il a mis Pekka Rinne à l’épreuve à 21 occasions. Mais le Finlandais est resté de marbre.

«Il aurait fallu qu’on marque sur les chances qu’on a eues en deuxième période. Ça nous a fait mal», a analysé Claude Julien après coup.

Le nombre de passes imprécises et de jeux avortés en territoire neutre ont été beaucoup trop nombreux. Les buts de Ryan Hartman et d’Arvidsson sont survenus à la suite de revirements.

Jonathan Drouin dans le premier cas, Jordie Benn dans le second.

D’ailleurs, à chacun des trois buts des Predators, c’est le trio de Phillip Danault qui se trouvait sur la patinoire.

«On a commis des erreurs coûteuses en troisième période. On leur a donné plus d’occasions de marquer que ce qu’ils méritaient», a poursuivi l’entraîneur du Canadien.

Encore une fois, les Montréalais ont été incapables de percer le mystère Rinne. C’est la 13e fois que le gardien de 36 ans affrontait le Tricolore. Avec ce gain, il a porté sa fiche à 9-2-2 contre lui.

Bien que Tomas Tatar soit parvenu à tromper sa vigilance, il a tout de même gonflé son taux d’efficacité à ,953 contre le CH.

Difficile entrée en matière

En faisant l’acquisition de Nate Thompson et de Dale Weise, Marc Bergevin souhaitait offrir à son équipe le renfort nécessaire pour sortir son quatrième trio du marasme. L’entrée en matière de cette unité a été plutôt ardue.

Dès sa première présence sur la patinoire, elle a vu Carey Price se faire bombarder de quatre tirs.

La situation s’est replacée par la suite, mais il a fallu une bonne période pour que ce trio parvienne enfin à sortir de son territoire de façon convaincante. Nicolas Deslauriers a alors obtenu une occasion de marquer.

«On a eu besoin de deux ou trois présences pour apprendre de quelle façon on jouait, a reconnu Deslaurier. Il faut continuer à placer des gars au filet. On a eu quelques occasions de marquer. On va essayer de continuer comme ça.»

Thompson a démontré son efficacité en infériorité numérique. À court d’un homme, il a été l’attaquant le plus utilisé par Julien. Il a remporté deux des trois mises en jeu dans lesquelles il a été impliqué en territoire défensif, permettant à son équipe d’écouler de précieuses secondes.