MLS

Zlatan: les choses sérieuses commencent en 2019

Publié | Mis à jour

Après avoir pris la MLS d’assaut en 2018, Zlatan Ibrahimovic y est désormais confortable. Et un Zlatan confortable est un Zlatan dangereux.

Lorsqu’il s’est entendu avec le Galaxy de Los Angeles en mars 2018, Ibrahimovic revenait tout juste d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit subie en avril 2017. Au total, il aura raté 293 journées, étant limité à 118 minutes de jeu avec Manchester United.

Plusieurs experts se demandaient à quelle vitesse la légende suédoise allait s’adapter à la MLS et surtout, si son genou allait tenir le coup. Le principal intéressé avait les mêmes inquiétudes.

«Ma première saison servait à déterminer à quel niveau j’allais être en mesure de jouer, a avoué Ibrahimovic en entrevue avec la chaîne TVA Sports. Je voulais savoir si j’allais être capable de revenir au niveau que j’étais avant ma blessure. J’étais curieux de voir comment mon genou allait réagir aux entraînements quotidiens et aux matchs hebdomadaires.»

Le joueur de 37 ans n’a pas tardé à rassurer ses admirateurs, les experts et lui-même. Dès son premier match, après sept minutes passées sur le terrain contre le LAFC, Ibrahimovic a effectué une reprise de volée parfaite à plus de 40 mètres du filet. Son missile à tête chercheuse s’est retrouvé au fond de la cage du pauvre gardien Tyler Miller et les sceptiques furent officiellement confondus.

L’attaquant a fini la campagne 2018 avec un total de 22 buts, soit un filet toutes les 97 minutes. Mais il ne s’agit pas là de son meilleur ratio en carrière. En 2015-2016, il a marqué 38 buts en 32 matchs de Ligue 1 alors qu’il portait les couleurs du Paris St-Germain; un but toutes les 67 minutes.

Objectif: plus haut et plus loin

S’il a été rassuré par ses performances individuelles en 2018, Ibrahimovic a été surpris par la parité des équipes et le caractère imprévisible de la MLS.

«Les matchs étaient très ouverts, a-t-il continué. Tu peux être en train de gagner 3-0, puis tu perds finalement 4-3. [...] Tous les matchs sont une finale pour moi et je veux tous les gagner. Je veux être premier de la compétition, mais l’an dernier, nous nous battions pour le sixième rang.»

En 2018, le Galaxy ne s’est pas qualifié pour les éliminatoires, ce qui ne semble pas déranger Ibrahimovic, puisque son équipe ne méritait pas de gagner la coupe MLS de toute façon.

«Pour moi, ce système de séries éliminatoires est nouveau, a-t-il confié. On peut jouer 70% de la saison en pilote automatique, se concentrer sur la fin de saison et finalement gagner la coupe MLS?! On devrait croire que c’est une bonne saison? C’est délicat.»

Quand on lui parle de son objectif individuel pour la prochaine saison, Zlatan préfère rester prudent.

«Mon objectif est toujours de faire mieux que la saison précédente, tant au niveau individuel que collectif. Avant de venir avec le Galaxy, je n’avais pas de point de comparaison parce que j’ai été blessé très longtemps. J’étais surtout curieux de voir si j’avais toujours le niveau. Alors cette saison, je veux faire mieux que l’an dernier.»

Mais Zlatan ne serait pas Zlatan s’il n’y allait pas d’une déclaration savoureuse.

«Je ne vais pas donner de nombre (pour les buts) parce que si je donne un nombre, les gens vont croire que je suis égoïste, a souligné le Suédois. Je préfère gagner collectivement, parce que si je fais ça, je vais aussi marquer 40 buts», a conclu Ibrahimovic avec un large sourire aux lèvres. 

S’il parvient à gagner et marquer 40 buts, Ibrahimovic fracasserait le record de 35 buts établi la saison dernière par Josef Martinez d’Atlanta United FC.