F1

Perez-Stroll: des flammèches à prévoir

Publié | Mis à jour

Depuis son arrivée en F1, au début de la saison 2011, Sergio Perez s’est bâti une réputation qui a fait de lui l’un des pilotes les plus difficiles à doubler.

Il suffit de se rappeler ses batailles épiques avec son jeune et prometteur coéquipier Esteban Ocon, l’an dernier chez Force India.

Des épisodes, dont l’un très musclé au circuit de Spa-Francorchamps, auraient pu très mal tourner, alors que les deux loups se sont frottés à quelques occasions dans l’une des portions les plus rapides du tracé.

Si bien que les dirigeants de l’équipe n’ont eu d’autres choix que de les ramener à l’ordre pour la suite des choses.

Au premier tour du Grand Prix de Chine, en avril 2017, Perez s’était accroché avec Lance Stroll, qui n’avait pas manqué de dénoncer le comportement de son rival en piste.

«Je m’en rappelle très bien, mais c’est du passé, a dit le Mexicain de 29 ans. Maintenant, on doit travailler ensemble pour le bien de notre nouvelle organisation. Notre relation doit être saine, autant sur la piste qu’à l’extérieur.»

Contre le fils à papa

Malgré tout, Perez a révélé au Journal de Montréal que son nouvel environnement ne modifiera pas son approche de la course.

«Je ne changerai pas ma façon de piloter, a-t-il soutenu, même si mon coéquipier est le fils du propriétaire. Je ne suis pas inquiet. Nous sommes au niveau le plus élevé de notre sport et on a un métier à faire...»

Perez est toutefois conscient qu’un partenaire d’équipe en F1 représente son plus sérieux rival.

«Oui, c’est vrai, a-t-il raconté. C’est le seul pilote du peloton à pouvoir compter sur le même équipement. C’est normal de vouloir battre son coéquipier.»

Comme quoi des flammèches sont peut-être à prévoir cette année. 

Perez n’a pas un père aussi fortuné que Stroll, mais il peut compter sur l’appui financier de son compatriote Carlos Slim, l’un des hommes les plus riches sur la planète.