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La résilience de Frédérick Gaudreau

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L’attaquant des Predators de Nashville Frédérick Gaudreau a connu les meilleurs moments de sa jeune carrière professionnelle lors des séries éliminatoires de 2017.

Il avait alors inscrit 3 buts lors de la finale de la Coupe Stanley contre les Penguins de Pittsburgh et tout laissait croire qu’il avait trouvé sa niche au sein du groupe d’attaquants des «Preds».

Mais voilà. Les mois ont passé depuis cette belle épopée et le jeune homme de 25 ans a compris cette saison la véritable signification de l’expression «l’envers de la médaille».

En début de campagne, Gaudreau a été laissé de côté plus souvent qu’à son tour.

Depuis, heureusement pour lui, les choses se sont replacées et l’entraîneur Peter Laviolette a recommencé a faire appel à ses services de façon plus régulière.

En entrevue à l’émission «JiC», l’attaquant a mentionné se concentrer sur ce qu’il pouvait contrôler.

«Les chiffres et les statistiques, je ne pense pas trop à ça. J’essaie de faire mon travail.»

«C’est sûr que ce n’est pas toujours facile de rester dans le moment présent avec tout ce qui se passe dans le monde du hockey, mais je considère que je fais bien ça depuis le début de l’année. Mon seul objectif est de m’améliorer quotidiennement.»

L’acquisition de Brian Boyle : un cadeau empoisonné?

Frédérick Gaudreau souhaite donc se concentrer sur ce qu’il peut contrôler. Mais il y a une chose qu’il ne contrôle pas : les décisions du directeur général David Poile.

Récemment, ce dernier a fait l’acquisition du joueur de centre Brian Boyle, dont le profil pourrait faire en sorte que Gaudreau doive encore batailler ferme pour obtenir du temps de glace.

«C’est sûr que ça rajoute un joueur à l’alignement. Inévitablement, mon temps de jeu en est affecté. Mais d’un autre côté, je ne peux rien faire par rapport à ça. J’essaie juste de garder le sourire et de continuer à m’amuser.»

«Lorsqu’il y a des acquisitions, les entraîneurs, à Nashville, viennent nous parler pour nous expliquer ce qui changera. Dans mon cas, on me dit qu’on est satisfait de mon rendement et de mes habitudes de travail.»

La Coupe à tout prix?

Depuis plusieurs années, les Predators ont une formation qui, sur papier, a tout pour gagner.

Cependant, la Coupe Stanley se fait toujours attendre à Nashville.

Après tant d’années sans triomphe dans la capitale du country, les joueurs ressentent-ils une certaine pression?

«C’est sûr qu’il y a beaucoup d’attentes. Les partisans veulent de bons résultats, mais les joueurs aussi souhaitent performer.»

Voyez l’entrevue intégrale de Frédérick Gaudreau dans la vidéo ci-dessus.