Crédit : COURTOISIE / Tammy Fowler Tucker

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Un Québécois invité au camp des Astros

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Invité à un camp d’entraînement du baseball majeur pour la première fois de sa carrière, le Québécois Abraham Toro aborde les prochains jours avec une certaine quiétude.

Toro doit se rapporter ce week-end au camp des Astros de Houston, à West Palm Beach, en Floride. Le club entamera son calendrier préparatoire lors de la fin de semaine suivante, soit le 23 février.

«J’étais un peu surpris, mais en même temps, c’est un objectif que j’avais, a indiqué Toro, qui a appris l’heureuse nouvelle en janvier. On m’a déjà dit que j’allais jouer au moins quelques matchs dans la Ligue des pamplemousses, j’aurai la chance d’affronter des lanceurs du baseball majeur, j’espère bien frapper contre eux.»

Repêché au cinquième tour par les Astros en 2016, Toro a gradué au niveau AA, avec les Hooks de Corpus Christi, la saison dernière. Le joueur de 22 ans a fait écarquiller bien des yeux en conservant une moyenne au bâton de ,348 dans la Ligue d’automne de l’Arizona, qui regroupe les meilleurs espoirs.

«Mon but, c’est d’apprendre en observant les joueurs des ligues majeures qui vont être là, a ajouté l’athlète originaire de Greenfield Park, en vue du camp d'entraînement. Je vais leur poser des questions, leur demander des conseils sur la façon d’affronter les lanceurs.»

Toro a déjà côtoyé quelques membres des Astros au cours des dernières années, dont le Portoricain Carlos Correa, qui avait effectué un séjour à Corpus Christi, la saison passée, afin de compléter sa remise en forme.

«Il était super avec nous, il essayait d’aider les gars, il donnait des conseils quand nous étions dans la cage des frappeurs, s’est souvenu Toro. Quand un joueur de son calibre te parle, c’est sûr que tu écoutes ce qu’il te dit.»

La présence de Troy Snitker

En plus de connaître certains joueurs au camp des Astros, Toro aura un autre allié avec lui. Entraîneur des frappeurs au niveau AA en 2018, Troy Snitker a été promu à un poste similaire avec le grand club pendant la saison morte.

«C’est pas mal avec lui que j’ai travaillé dans la dernière année, a souligné le Québécois, vantant le travail du fils de Brian Snitker, gérant des Braves d’Atlanta. Il connaît beaucoup mes habitudes et il sait déjà comment je travaille. Ça peut juste me faciliter la tâche au camp.»

Concernant ses objectifs, Toro sait très bien que la formation des Astros est difficile à percer. Il souhaite néanmoins faire bonne impression auprès des dirigeants.

«Tu veux laisser une bonne impression, tu ne sais jamais quand tu peux être rappelé, a-t-il convenu. Si tu fais bien, ça peut les faire réfléchir sur ta progression. C’est possible de leur montrer que tu es prêt à passer au prochain niveau.»

«Ma force au bâton, c’est ça qui va décider si je vais monter ou non dans le baseball majeur un jour, a-t-il précisé. En défensive, je me suis beaucoup amélioré.»

Parler espagnol

Le joueur de troisième but, qui a évolué avec les Orioles de Montréal dans la Ligue de baseball junior élite du Québec, possède également un autre atout insoupçonné dans la poursuite de son rêve d’accéder aux majeures : il parle espagnol.

«Honnêtement, je dirais que ça m’aide, a avoué l’athlète dont la famille a émigré du Venezuela au Québec peu avant sa naissance. Dans les mineures, il y a beaucoup de Dominicains, de Cubains ou des gars du Venezuela qui ne parlent pas l’anglais. Ils viennent à moi pour pouvoir communiquer avec les autres gars. Ça fait que je m’entends bien avec tout le monde. C’est possiblement un avantage pour moi.»

La meilleure façon de graduer pour Toro demeure toutefois la manière dont il fait parler son bâton.