F1

Lancement historique pour Racing Point à Toronto

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Force India est morte, vive SportPesa Racing Point F1 ! La nouvelle livrée de l’écurie dirigée par le Montréalais Lawrence Stroll a été dévoilée en grande pompe, mercredi matin à Toronto.

C’est la première fois qu’une équipe, dans l’histoire de la F1, procède à un tel lancement en sol canadien, une preuve que la formation veut clairement démontrer son appartenance au pays d’origine de ses principaux actionnaires.

Voyez le reportage d'Andy Mailly-Pressoir, qui était sur place à Toronto, dans la vidéo ci-dessus.

«Il était logique pour nous, a dit Lawrence Stroll dans une courte entrevue accordée au Journal de Montréal, de faire cette démarche au Canada, dans le cadre du Salon de l’auto de Toronto.»

Alors pourquoi ne pas avoir organisé un tel événement à Montréal, comme plusieurs l’auraient souhaité non sans raison ?

«Et oui, Montréal aurait été un bel endroit, a répondu Stroll, mais le Salon de l’auto s’y tient trop tôt (en janvier). La voiture n’aurait pas été prête et les ententes avec nos commanditaires n’étaient pas toutes finalisées.»

Sa réponse ne fera certes pas l’unanimité. Le Grand Prix du Canada est à Montréal pour y rester. Jusqu’en 2029 tout au moins.

Mais, en contrepartie, rien n’empêchait non plus de procéder à cette activité en Europe (où est basée l’équipe) comme l’ont fait les autres écuries du plateau cette semaine.

«Un rêve devenu réalité»

Parmi les pilotes retenus, on retrouve évidemment son fils Lance, dont le transfert au sein de cette équipe était une formalité dès que l’on a appris, en août dernier, que papa en devenait l’un des principaux bailleurs de fonds.

Après une année de misère chez Williams, fiston nourrit de grandes ambitions et il n’y voit que des avantages de courir sous les ordres de son père.

«C’est un rêve devenu réalité, a-t-il déclaré. Il a été mon principal allié dans toute ma carrière. Je suis convaincu qu’il va obtenir du succès dans sa nouvelle aventure en F1. Nous voulons nous battre pour la 4e place au Championnat des constructeurs.»

Le Mexicain Sergio Perez, qui avait renouvelé son entente avec la défunte écurie Force India avant qu’elle ne change de mains, sera le coéquipier du jeune pilote montréalais de 20 ans.

La voiture de l’an dernier

La présentation de mercredi à Toronto n’est pas tout à fait conforme à la réalité. La démarche a surtout servi à dévoiler la nouvelle livrée de la voiture.

À part l’ajout du nouvel aileron avant plus large imposé en F1, la monoplace qui a occupé la scène du Théâtre John-Bassett était celle pilotée par Sergio Perez et le Français Esteban Ocon l’an dernier, à laquelle toutefois on a appliqué les nouvelles couleurs.

Le rose est encore bien présent en raison de la prolongation du contrat avec la firme BWT. Une touche de bleu et de blanc est venue s’ajouter pour signaler la présence du nouveau commanditaire en titre, l’entreprise SportPesa, une plateforme de paris en ligne qui aurait déboursé 15 millions $ pour s’associer à l’équipe.

Des incertitudes pour lundi

Les 10 écuries du plateau sont engagées dans une véritable course contre la montre pour être prêtes à participer au premier bloc des essais hivernaux au circuit de Barcelone-Catalogne, de lundi à jeudi prochain.

À l’instar de Williams et de Renault, Racing Point ne promet rien. Du moins pour la première journée.

«Nous serons sur place, a fait savoir Andrew Green, le directeur technique. Mais on ne garantit pas notre présence sur la piste lundi. Notre préparation est loin d’être terminée.»

Green a confirmé que le volant de la seule monoplace de l’écurie à Barcelone serait confié à Perez lundi, si, évidemment, elle peut quitter les puits de ravitaillement. Stroll prendrait le relais le lendemain.