Boxe

«Talentueux, agile, ultra rapide, motivé...» : voici Wilfred Seyi!

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Champion d’Afrique, médaillé d’argent aux Jeux du Commonwealth...

Le curriculum vitae de Wilfred Seyi, ce jeune boxeur camerounais de 21 ans arrivé au Québec il y a cinq mois, a de quoi épater.  

Son nouvel entraîneur, Stéphan Larouche, est d’ailleurs très généreux sur les compliments lorsqu’il parle de son poulain.

«Talentueux, agile, ultra rapide, motivé, passionné... C’est mon nouveau bébé!»

Un 3e combat

Samedi, contre Marco Antonio Morales, Seyi disputera un troisième combat professionnel. Pour l’instant, les choses se passent plutôt bien pour lui. Il n’a toujours pas subi la défaite.

Le pugiliste souhaite toutefois corriger certains points.

«Lors des mes premiers duels, je mettais beaucoup d’énergie dans mes déplacements. J’essaie maintenant de mettre cette énergie dans mes coups de poing. Je veux frapper plus dur qu’avant et faire un mouvement lorsqu’il faut le faire.»

Destination Québec

C’est le gérant de Wilfred Seyi qui l’a incité à choisir la Belle Province pour entamer sa carrière.

«Au Cameroun, c’est très difficile de vivre de la boxe. Je me suis dit : ''il faut absolument que ce petit exploite son talent quelque part.''».

Et l’arrivée du camerounais au Québec arrive à point dans la vie de Stéphane Larouche, lui qui a perdu plusieurs de ses boxeurs au cours des derniers mois en raison d’un conflit avec un promoteur.  Il a donc beaucoup de temps à consacrer à sa nouvelle recrue.

«On passe beaucoup de temps ensemble et il peut aussi côtoyer Jean Pascal.»

Faire le «clown»

Seyi, selon ses dires, aime beaucoup «faire le clown» en dehors... et sur le ring.

Mais foi de Stéphan Larouche, le combattant doit y aller une étape à la fois.

«Je lui ai dit qu’avant de faire le clown au Québec, il devait être extrêmement bon. Les Québécois sont très exigeants.»

L’hiver... Principal défi?

Le boxeur travaille cependant très dur et tout semble bien se passer jusqu’ici.

Il n’est dérangé que par une seule petite chose qu’il ne peut contrôler : l’hiver!

«C’est vrai que c’est difficile, mais je suis venu ici pour atteindre mes objectifs. L’hiver, je vais m’y habituer.»

Voyez à ce sujet le reportage de Nancy Audet dans la vidéo ci-dessus.