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L'Impact déjà reparti en Floride

Publié | Mis à jour

MONTRÉAL – Les joueurs de l’Impact de Montréal n’auront dormi que quatre nuits dans leur lit avant de reprendre la route de St. Petersburg, en Floride, lundi. Ce fut court, mais au moins ils vont éviter la tempête qui doit nous tomber sur la tête mardi et mercredi.

«C’est assez froid ici, alors c’est agréable de retourner sous la chaleur de la Floride, a blagué Jukka Raitala. Ç’a été bien de voir la famille pour quelques jours et de recharger nos batteries.»

«C’est court, mais ça fait du bien de voir la famille, c’est une source de motivation», a ajouté Saphir Taïder.

D’autres, comme Micheal Azira, auraient bien aimé quelques jours de pause supplémentaires: «La pause a été un peu trop courte, j’aurais aimé qu’elle soit un peu plus longue.»

Trois matchs

Après deux semaines passées essentiellement à remettre tout le monde en forme lors du premier voyage en Floride, les joueurs vont maintenant s’attaquer à fond à la partie soccer.

«On a couru beaucoup pendant les 15 premiers jours. Là, on amorce la deuxième partie de la préparation et on va toucher plus au ballon», a mentionné Ignacio Piatti.

À compter de samedi, le Bleu-Blanc-Noir va disputer trois matchs préparatoires en huit jours, affrontant tour à tour l’Union de Philadelphie, les Rowdies de Tampa Bay et le D.C. United.

«Il nous reste trois matchs préparatoires, nous voulons que les rangs se resserrent et qu’on trouve les bons éléments sur le terrain», a soutenu Raitala.

Montée en puissance

Pour Saphir Taïder, c’est une bonne chose que les matchs s’enchaînent rapidement dans la dernière semaine du camp préparatoire: «On doit monter en régime et en puissance. Peut-être qu’il y aura moins de travail intense, mais certains détails seront peaufinés par le "staff". On a besoin de mettre de la force dans nos jambes, de prendre des minutes pour être prêts pour le premier match. Ces trois matchs en huit jours seront les bienvenus.»

On va aussi voir les présences sur le terrain s’allonger. Lors des deux premiers matchs à Bradenton, tout le monde n’a joué que 45 minutes.

«Lors du premier séjour, nous avons seulement joué des demies de 45 minutes, il faut commencer à disputer des matchs de 90 minutes, alors je crois que nous allons mettre l’accent sur le soccer plutôt que [sur] la mise en forme», a expliqué Raitala.

Bon contexte

Les joueurs de l’Impact vont jouir d’un bon contexte pour terminer leur préparation, puisque tout est parfait à St. Petersburg. L’équipe réside dans un hôtel qui est situé de l’autre côté de la rue du Al Lang Stadium, où ont lieu les entraînements et les matchs. Ils peuvent ainsi marcher pour se rendre au stade plutôt que de se taper des voyages en autobus. Et c’est sans compter qu’ils peuvent dormir un peu plus longtemps le matin.

Et on n’a pas encore parlé de la température, qui est nettement plus agréable que ce qu’on vit en ce moment.

Une belle complicité et un groupe très soudé

Ce n’est pas la première fois qu’on le mentionne, mais l’esprit qui règne chez l’Impact est drôlement intéressant.

«L’esprit est très bon dans les entraînements et dans les matchs. L’entraîneur a beaucoup mis l’accent sur ça, c’est important pour lui», relate Micheal Azira.

Et cette complicité est évidente dans le comportement de tout le monde, que ce soit sur ou en dehors du terrain.

Il faut dire que l’équipe part de beaucoup moins loin que l’an passé à la même période.

On se rappellera qu’à pareille date l’an dernier, une douzaine de nouveaux joueurs étaient arrivés et qu’une nouvelle équipe d’entraîneurs était en place.

Éviter un mauvais départ

Les joueurs se préoccupent également de la façon qu’ils vont amorcer la saison puisque les six premiers matchs seront disputés sur des gazons adverses.

Ignacio Piatti se souvient très bien des premiers mois de la saison 2018 et pour lui, pas question que les choses se déroulent de la même façon: «On a discuté de ce qui s’est passé l’année passée, on a perdu 10 de nos 13 premiers matchs. Il faut bien finir la préparation et bien terminer les choses dans ces vingt derniers jours.»

Raitala s’attend à jouer comme arrière central

L’an passé, Jukka Raitala s’est imposé comme étant le couteau suisse de la brigade défensive de l’Impact.

Le Finlandais, acquis dans la transaction qui a envoyé Laurent Ciman au Los Angeles FC en décembre 2017, a joué à toutes les positions possibles.

Latéral gauche, il n’a finalement disputé qu’une poignée de matchs à cette position pendant que Daniel Lovitz y faisait sa place. L’ancien du Crew de Columbus a essentiellement joué comme arrière central et a même joué à droite.

Depuis le début du camp préparatoire, c’est au centre qu’il s’entraîne et il semble que c’est là qu’il jouera.

«Je suis plus qu’à l’aise de jouer comme arrière central, je crois que c’est le rôle qui m’attend cette saison», a-t-il indiqué.

«Je sais que je peux être meilleur, je veux m’améliorer et en donner plus à l’équipe.»

Voyez le reportage de Nicolas A Martineau dans la vidéo ci-dessus.