Impact

Impact: Patrick Leduc vise l’excellence

Publié | Mis à jour

Patrick Leduc n’est en poste que depuis quelques semaines chez l’Impact de Montréal, mais il a déjà de nombreux dossiers sur son bureau du Centre Nutrilait.

C’est d’ailleurs au centre d’entraînement de l’équipe que le nouveau directeur administratif des opérations soccer accueille le représentant du «Journal de Montréal», dans une salle de réunion magnifique installée sous l’immense toit de l’ancienne caserne de pompier aujourd’hui devenue le quartier général du club.

À 41 ans, Patrick Leduc ne manque pas d’énergie et d’idées, et il entend bien en faire profiter son club, de même que le soccer québécois.

Mais il veut surtout contribuer à instaurer une culture d’excellence.

«Kevin Gilmore a dit qu’on veut amener l’organisation à changer sa mentalité et c’est à tous les niveaux. Au centre Nutrilait, on a une superbe bâtisse de haut niveau et on veut tout améliorer, en partant de l’équipement jusqu’aux repas et à la salle de multimédia. On veut être au sommet dans tout.»

Parmi les objectifs qu’il s’est fixés, il entend recréer des liens avec la Fédération québécoise de soccer et l’Association canadienne de soccer.

«D’être dans les médias m’a permis d’avoir du recul, ça m’a permis d’observer la relation un peu distante entre la Fédération et l’Impact.»

«Déjà avant que j’arrive, il y avait un rapprochement qui était en train de s’opérer et je pense qu’on peut aller de l’avant avec une collaboration à plusieurs niveaux.»

Ce rapprochement est, selon lui, important puisque tout le monde pourrait en bénéficier.

«On a intérêt à le faire parce qu’on a des activités en parallèle qui pourraient être faites en partenariat.»

Faire le pont

Il aura aussi pour mandat de faire le lien entre l’Académie et la première équipe. Il sera en quelque sorte les yeux et les oreilles de Rémi Garde et son personnel.

«Je chapeaute l’Académie et comme je suis en lien avec la première équipe, je m’occupe des services à celle-ci.»

«Avec mes compétences techniques, je fais le pont entre l’équipe U19 et la première équipe.»

C’est ainsi qu’il va pouvoir assurer un meilleur suivi des jeunes joueurs qui sont prêtés à d’autres clubs pour leur développement.

«Je peux décharger l’équipe technique d’une responsabilité et évaluer si un joueur pourrait bénéficier d’un prêt à Ottawa, par exemple. Ils en ont plein les bras avec la première équipe.»

Être convaincant

Ne serait-ce que pour cet aspect, l’arrivée de Leduc chez l’Impact est une bonne nouvelle, puisque plusieurs ex-académiciens ont mentionné dans le passé ne pas avoir assez de nouvelles du club quand ils étaient en prêt.

Le principal intéressé va aussi s’assurer de faire comprendre aux jeunes joueurs qu’il peut être bénéfique pour eux d’aller là où ils peuvent avoir des minutes plutôt que de rester assis sur le banc en Major League Soccer (MLS).

«J’ai commencé à 22 ans avec l’Impact dans des conditions probablement plus favorables à la percée d’un jeune joueur et ça m’a pris trois ans à me tailler une place chez les partants.»

«C’est peut-être moins sexy de passer par l’USL ou la Première Ligue canadienne, mais ça fait partie de la route parfois. Si ça te permet de jouer un peu plus et de gagner en maturité, tu arrives à 22 ans et tu es un professionnel pas mal plus complet.»

Viser des partenariats

Lors de l’annonce de sa nomination, le nouveau président de l’Impact, Kevin Gilmore, a manifesté l’intention de faire rayonner l’équipe en dehors de Montréal, à la grandeur du Québec.

Ça tombe bien, c’est aussi ce que souhaite faire Leduc et il a déjà un projet en chantier à cet effet.

«On est en train de mettre sur pied un partenariat avec des clubs dans les régions du Québec et on veut amener à un autre niveau, on veut se distinguer.»

«Les clubs qui seront partenaires auront un service de qualité qui va répondre aux besoins de leurs membres et ça facilite notre recrutement.»

Faire d’une pierre deux coups

Avec un tel partenariat aux quatre coins de la province, l’Impact pourrait faire d’une pierre deux coups et améliorant l’encadrement technique des joueurs, tout en fouillant moins pour dénicher le talent.

«Il y a un objectif de détection et de perfectionnement, reconnaît Leduc. Il y a une expertise de haut niveau à l’Académie et je crois qu’on est rendus à une étape où on doit la partager avec les clubs du Québec.»

Pour ce faire, Leduc développe un centre qui va permettre de mieux perfectionner le soccer québécois et de mieux identifier le talent qui s’y trouve.

«On travaille sur un programme de Centre d’identification et de perfectionnement (CIP) et on veut aller dans les clubs.»

«On a toute l’expertise pour répondre à un besoin et c’est tout le Québec qui devrait bénéficier de l’expertise de l’Impact.»

Moteur

Leduc croit que par son implication au-delà de l’île de Montréal, le Bleu-blanc-noir peut stimuler le soccer au Québec.

Il y a beaucoup de bonnes choses qui se font dans les clubs du Québec. On peut servir de moteur, de validation dans certains cas, parce qu’il y a des clubs qui font super bien les choses.

«Quand tu penses que tu vas dans la bonne direction et que tu as l’Impact qui vient appuyer ta démarche pour l’amener à un autre niveau, comme directeur technique d’un club, tu gagnes en crédibilité.»

Et ça ne va pas s’arrêter à de belles paroles parce que l’ancien défenseur est un homme d’action.

«Éventuellement, vous allez nous voir sur le terrain, dans les clubs.»