Impact

L’Impact dévoile son nouveau maillot

Publié | Mis à jour

MONTRÉAL – Profitant d’un bref passage des joueurs à Montréal, l’Impact a donné le coup d’envoi à sa saison 2019 dans un MTELUS assez surchauffé, vendredi soir.

La salle de la rue Sainte-Catherine était bien remplie par environ 1500 détenteurs d’abonnements de saison qui sont venus à la rencontre du président, Kevin Gilmore, du directeur administratif, Patrick Leduc, de l’entraîneur-chef, Rémi Garde, et des joueurs.

Les partisans ont souvent chanté pour mettre de l’ambiance, avant et pendant l’événement.

Si Garde a été chaudement accueilli, c’est évidemment Nacho Piatti qui a reçu les applaudissements les plus nourris, suivi de près par Samuel Piette.

On a également procédé au dévoilement du nouveau maillot pour la saison 2019.

Voir cette publication sur Instagram

Nouveau maillot, même passion! 🔵⚪⚫ #IMFC

Une publication partagée par Nicolas A Martineau (@nikmartineautva) le

 

Ambitions

Comme il le mentionne depuis qu’il est entré en poste, Kevin Gilmore a répété qu’il a beaucoup d’ambition pour son club.

«Nous voyons grand cette saison, a-t-il insisté. Nous allons prendre notre place comme un grand club de la MLS. Il faut changer la culture, croire qu’on est un grand club dans un grand marché, et les bonnes choses vont arriver.»

Et il n’a pas bronché pendant la période de questions quand on lui a fait remarquer qu’il était issu du monde du hockey.

«Ça fait 25 ans que je suis dans le sport et j’ai bâti des équipes gagnantes. J’ai l’intention de faire la même chose ici.»

Défi

Interpellé au sujet des abonnements de saison, Gilmore n’est pas passé par quatre chemins en mentionnant que c’était incompréhensible que l’Impact soit bien en deçà de la moyenne de la ligue, qui se situe à environ 13 500.

«Le niveau de billets de saison est vraiment plus bas qu’il devrait être, on est à environ 9000. On va peut-être pouvoir annoncer bientôt qu’on est à 10 000.»

Il en a profité pour lancer un défi aux détenteurs d’un abonnement de saison en les invitant à parler de l’expérience qu’ils vivent au Stade Saputo.

À ses yeux, un stade plein est bien différent que lorsqu’il y a des sièges vides.

Place aux jeunes

Il a également été question des jeunes joueurs développés par l’Académie. Ceux-ci peinent parfois à obtenir du temps de jeu, mais Rémi Garde a surtout parlé d’une question d’équilibre.

«L’Impact a développé une formidable académie et mon souhait est d’intégrer le plus possible de jeunes joueurs, mais aussi de gagner. On ne peut pas juste les intégrer pour les intégrer.

Je viens d’un club, Lyon, où la culture est celle-là, avec beaucoup de jeunes joueurs qui y ont fait leurs premiers pas après être passés par l’académie.»

Ils sont nombreux les jeunes issus de l’Académie au sein de l’équipe première. On compte Mathieu Choinière, Daniel Kinumbe, Clément Bayiha et James Pantemis. Il y a également David Choinière qui est présent au camp à titre d’invité, alors qu’Anthony Jackson-Hamel a été développé par l’Impact, mais avant que l’Académie soit mise en place.

Vargas au Chili

Plus tôt dans la journée, l’Impact a annoncé avoir prêté le jeune attaquant et milieu de terrain Jeisson Vargas au Club Deportivo Universidad Catolica pour la saison 2019. Le club évolue en première division chilienne.

Le Chilien de 21 ans était arrivé avec de belles promesses et malgré une production de quatre buts en 19 matchs, dont 10 comme partant, il aura finalement déçu par son manque de constance et son côté effacé.

Il serait fort étonnant qu’on revoie Vargas dans un maillot bleu-blanc-noir. Il faut plutôt s’attendre à ce qu’on laisse courir son contrat jusqu’à la fin pour qu’il soit ensuite libre comme l’air.

Son départ libère une place de joueur international, ce qui devrait ouvrir la porte à l’attaquant nigérian Orji Okwonkwo. Âgé de 21 ans, il fait actuellement partie du FC Bologne, l’autre club de Joey Saputo.

**************************

«Vraiment incroyable» - Kevin Gilmore

Le bain de foule avec les détenteurs d’abonnements de saison a vraiment touché la cible auprès des membres de l’Impact.

«C’est vraiment incroyable, je ne m’attendais pas à ça», a admis le président Kevin Gilmore.

«On sent l’atmosphère au stade, et ça, c’est une indication de ce que c’est au Stade Saputo, mais dans une petite salle, c’est vraiment spécial.

Les partisans sont fous, c’est un événement que j’attends toujours avec impatience. Nous sommes chanceux d’avoir des partisans aussi passionnés et ça aide à aborder l’entraînement quand on a ces images en tête. Ça rend le travail plus facile», a confié Daniel Lovitz, qui est tout juste de retour d’un séjour avec l’équipe nationale américaine.

Chaleureux

Rémi Garde a souligné l’accueil chaleureux qui traduit une envie des partisans de retrouver leur équipe, un désir qui est mutuel.

«L’accueil est très chaleureux. On sent l’impatience de pouvoir partager encore des émotions avec les partisans sur le terrain.

Même s’il se décrit toujours comme un pragmatique, l’entraîneur-chef a parlé d’émotions.

On est tous là pour la même chose, les émotions. C’est ce qu’on veut essayer de transmettre, et ce soir, c’est un bon échauffement.»

Garde a surtout insisté sur l’importance d’une telle démonstration d’amour à ce moment-ci de la préparation de l’équipe.

«Ressentir cela à ce moment-là de la saison c’est très important, surtout qu’on leur donne rendez-vous au mois d’avril pour le premier match contre Columbus, donc c’est loin, on en aura joué cinq ou six.»

Solidarité

Chose certaine, Garde dirige un groupe qui est très uni, et on sent que l’esprit d’équipe est déjà très bien installé même si la saison n’est pas encore commencée.

«Le niveau de solidarité et d’enthousiasme que je sens dans mon groupe cette année est l’un des meilleurs que j’ai jamais vus.

Je crois que l’équipe avec laquelle j’ai commencé la préparation est plus ambitieuse et a plus de confiance.»

Est-ce à dire que cette équipe peut espérer jouer tard au mois d’octobre ? Garde demeure prudent.

«Je ne sais pas de quoi aura l’air notre saison, mais on travaille fort pour qu’elle ressemble à la deuxième moitié de la dernière saison.»

Daniel Lovitz est d’avis que l’équipe aura su surmonter certains obstacles l’an passé qui ne se représenteront pas cette saison.

«Je crois que nous allons passer par-dessus certains problèmes que nous avons vécus l’an passé, et je crois que nous avons certains ajouts à l’effectif qui vont nous aider à aller de l’avant.»