Les Partants

Frank Robinson : peu «de talent avec lequel manœuvrer»

Publié | Mis à jour

Avant de faire tomber la barrière raciale comme premier gérant noir de l’histoire des majeures, le regretté Frank Robinson personnifiait un athlète d’exception au baseball.

Écoutez les propos de Jacques Doucet aux «Partants» dans la vidéo, ci-dessus.

Seul joueur à remporter le titre de joueur par excellence dans les ligues nationale et américaine, celui qui a fait carrière comme voltigeur de 1956 à 1976 était reconnu comme un joueur sans failles, selon l’analyste de baseball de TVA Sports, Jacques Doucet.

«Non seulement avait-il beaucoup de puissance au bâton, ses relais étaient toujours précis», a commenté l’ex-descripteur des Expos de Montréal, vendredi matin, à l’émission «Les Partants».

«Il ne se trompait jamais. Lorsqu’il voulait retirer un coureur, il épatait la galerie par la puissance de son bras.»

Après avoir cumulé la double fonction de joueur-instructeur, avec les Indians de Cleveland, Robinson s’est concentré sur ses responsabilités de gérant. Mais l’après-carrière fut moins étincelante que l’illustre carrière qu’il a menée.

«Si on fait exception de l’année 1989, lorsqu’il a été proclamé gérant de l’année avec les Orioles de Baltimore, on ne peut pas dire que sa carrière de gérant se classe parmi les meilleures», insiste Robinson.

«Pas beaucoup de talent avec lequel manœuvrer»

Si la nomination de Robinson à la barre des Expos en 2002 avait de quoi de prometteur pour les partisans, le nouveau pilote de «Nos amours» n’a jamais possédé assez de canons pour gagner la guerre à Montréal.

«Chez les Expos et ensuite chez les Nationals, on ne lui a pas donné beaucoup de talent avec lequel manœuvrer», a raconté Jacques Doucet, selon qui le nouveau venu croyait s’en aller à l’abattoir.

«Lorsqu’il est arrivé, le directeur général Omar Minaya lui a dit que ce serait la dernière saison des Expos. Les gars ne s’amenaient pas avec beaucoup d’enthousiasme.»

L’année suivante, les Expos ont été vendus au baseball majeur et le peu de motivation qu’il restait aux acteurs de l’organisation a connu une baisse radicale.

«Il avait perdu le goût. Il n’avait pas autant d’intensité au travail que par le passé. C’est donc difficile de porter un jugement sévère sur l’attitude de Frank Robinson.»

Les Expos ont déménagé à Washington en 2005.