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Tennis

Une victoire impossible à oublier

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Un peu plus d’une semaine après avoir procuré le point décisif au Canada dans son match de bris de la Coupe Davis face à la Slovaquie, Félix Auger-Aliassime confirme qu’il a vécu les moments les plus grisants de sa jeune carrière.

«Cette victoire se retrouve tout en haut, a exprimé l’athlète de L’Ancienne-Lorette. J’ai vécu des émotions uniques et réalisé un rêve de jeunesse. Représenter ton pays et gagner en équipe m’ont procuré des sensations que je n’avais jamais ressenties ailleurs. C’est quelque chose de spécial quand tes amis se retrouvent sur le terrain pour célébrer la victoire. Je vais m’en souvenir toute ma vie.»

«C’était spécial de vivre ces moments avec mon grand ami Denis Shapovalov, de poursuivre Auger-Aliassime, qui avait écarté le 18e joueur mondial Lucas Pouille l’été dernier à la Coupe Rogers à Toronto. Denis est la seule personne avec qui j’aurais voulu vivre ça. Nous avions gagné chez les juniors il y a quelques années et on se disait que nous allions prendre part à la Coupe Davis ensemble un jour. C’était spécial d’être rendu là et qu’on soit les deux joueurs en simple pour ce bris.»

Le protégé de Guillaume Marx et de Frédéric Fontang était tenaillé par la nervosité avant de se frotter à Norbert Gombos.

«Avant le match décisif, j’étais un peu apeuré. Mais j’ai atteint un niveau de concentration au début de la rencontre que je n’avais jamais connu auparavant. Je me suis dit que mon adversaire allait devoir se battre pour chaque point. J’étais prêt à tout. J’ai vécu le moment présent. Je ne m’inquiétais pas du pointage et de l’enjeu du match.»

Amérique du sud

L’Amérique du Sud et la terre battue seront au menu d’Auger-Aliassime pour les trois prochaines semaines au lieu de l’Europe et des surfaces dures. Il reprendra le collier lors du tournoi de Buenos Aires présenté du 11 au 17 février, un événement de la série ATP 250. Des arrêts à Rio de Janeiro et Sao Paulo suivront avant de s’attaquer au tournoi d’Indian Wells en mars.

«Deux raisons nous ont motivés à opter pour l’Amérique du Sud et la terre battue. On pense que je peux me rendre pas mal loin dans un des tournois. Le calibre sera aussi moins fort qu’en Europe. Il s’agit d’une belle opportunité et je me sens assez confortable sur terre battue. Je suis arrivé tôt en Argentine pour m’adapter. Après ces trois tournois, je vais retrouver le circuit normal tout dépendant de mon niveau de jeu. Mon calendrier est établi jusqu’à Roland-Garros.»

Retour sur le gazon

Actuellement au 107e rang du classement de l’ATP, Auger-Aliassime avait disputé son premier tournoi ATP à Rotterdam en février dernier, profitant d’un laissez-passer des organisateurs.

Après Roland-Garros, le tennisman de 19 ans s’attaquera à la saison sur gazon.

«L’an dernier, on avait fait l’impasse sur la saison sur gazon, mais la situation est complètement différente cette année. Vous allez définitivement me voir sur gazon cet été. Mon niveau de service est meilleur et j’ai le jeu pour connaître du succès. Il n’y a pas de raison que je ne joue pas sur l’herbe.»

«Je veux être la meilleure au monde» - Leylah Annie Fernandez

Finaliste à l’Open d’Australie dans le volet junior, Leylah Annie Fernandez occupe maintenant le cinquième rang mondial. Et elle n’a pas l’intention de s’arrêter là.

À seulement 16 ans, Fernandez gravit les échelons rapidement. «Je ne suis pas surprise de me retrouver déjà parmi l’élite chez les juniors, a-t-elle mentionné. Je m’entraîne très fort tous les jours et je veux être la meilleure au monde. Je suis contente de me retrouver en cinquième place.»

S’entraînant au Centre national à Montréal comme tous les meilleurs du tennis canadien, Fernandez a opté pour un chemin différent en déménageant à Boynton Beach en Floride.

«J’ai déménagé récemment parce que je veux être plus près de ma famille, a-t-elle expliqué. J’étais toujours dans mes valises. Aussi, le tennis est partout en Floride. Je joue à l’extérieur et même sous la pluie pour m’adapter à toutes les conditions. Il y a plus de joueurs de mon calibre en Floride avec lesquels je peux m’entraîner. Je peux affronter des joueuses avec des styles différents.»

Une question de budget

«Mon père va continuer de me coacher. Il fait un très bon travail avec moi et ma sœur. Je suis bien entourée. Il y a plusieurs terrains publics qui sont toujours libres. À dix, quinze minutes de chez moi, il y a des académies de tennis où je peux trouver de bons joueurs. Je vais m’entraîner fort et avec intensité tous les jours.»

Ce déménagement fait en sorte que l’appui financier de Tennis Canada sera revu à la baisse.

«Je dois planifier mon horaire de tournois en fonction d’un budget moindre. Je vais faire les étapes du Grand Chelem chez les juniors et des tournois ITF afin d’amasser des points. Je pourrais aussi participer à des tournois de la WTA si je reçois des invitations, si mon classement et mon budget me le permettent.»