Washington Capitals v Montreal Canadiens

Crédit : AFP

Canadiens

Un groupe tissé serré

Un groupe tissé serré

Renaud Lavoie

Publié 07 février
Mis à jour 07 février

Dans une formation de 23 joueurs, le défi est toujours le même : il faut s’assurer d’avoir les meilleurs éléments possibles pour gagner, mais il y a un autre facteur important qui est difficile à quantifier, et c’est la chimie qu’on retrouve dans une équipe.

À quelques heures d’un match important face à une des meilleures formations de la LNH, soit les Jets, c’est un groupe très confiant qui a sauté sur la glace pour l’entraînement matinal, jeudi.

Les joueurs des Canadiens savent qu’ils n’auront pas droit à l’erreur, mais au lieu de se mettre une pression inutile sur les épaules, on sentait la bonne humeur sur la patinoire. C’est souvent ce qu’on ressent chez les équipes qui connaissent du succès, mais aussi chez celles qui sont très unies.

«Ce que vous voyez, c’est exactement ce qu’on ressent dans l’équipe, souligne Phillip Danault. On est uni, et ça fait longtemps que je n’ai pas vécu une expérience comme ça. Tout le monde se supporte dans les matchs et à l’extérieur de la glace. On a de bons vétérans et un capitaine extraordinaire. Tout le monde amène quelque chose à l’équipe.»

Sans chimie, rien n’est possible

Vous pouvez avoir une équipe pleine de talent, si vous n’avez pas l’ingrédient le plus important, vos chances de gagner la Coupe Stanley sont nulles.

Je me souviens des propos de Brooks Orpik au deuxième tour des séries, qui m’expliquait que le vestiaire des Capitals était beaucoup plus uni qu’auparavant parce que les joueurs avaient commencé à apprécier chaque victoire en saison régulière, ce qui n’était pas le cas auparavant. Cette façon de voir les choses a fait en sorte que le concept d’équipe a complètement pris le dessus sur les individus dans le vestiaire.

Loin de moi l’idée de comparer les Capitals aux Canadiens de cette année, mais une chose est certaine, sans cette fameuse chimie, Montréal ne se retrouverait pas aussi haut au classement présentement. Et ça prend aussi un certain temps à tisser des liens dans une équipe qui compte plusieurs nouveaux venus.

Max Domi, qui est allé trois fois à la Coupe Memorial avec les Knights de London et qui a remporté l’or dans l’uniforme d’Équipe Canada junior (2015) et senior l’année suivante, est un jeune joueur avec un rôle important chez les Canadiens.

Il a appris très jeune que si chaque joueur se concentre uniquement sur sa petite personne, il est impossible de gagner dans le monde du hockey. Et lorsque je lui ai demandé de me parler de l’importance de la chimie dans une équipe, il s’est concentré sur ce qui se passe présentement chez les Canadiens.

«La culture de l’équipe est unique. Tout le monde est content de venir au travail tous les jours et de se pousser pour gagner. Lorsque tu as une équipe qui achète ce concept qui te permet de réussir, tu penses toujours à l’équipe et non à ta personne. On est content des succès de chacun, on souhaite le meilleur pour chaque joueur et on s’assure qu’on soit tous responsables de nos gestes.»

Maintenant, les joueurs des Canadiens auront la chance de prouver ce qu’ils sont en mesure de faire, dans les 10 prochains jours, face à quatre puissances : les Jets, les Maple Leafs, les Predators et le Lightning.

S’ils s’en sortent avec une fiche gagnante, j’ai bien hâte de voir si la perception sera différente lorsqu’on parlera de la troupe de Claude Julien.