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Objectif Montréal pour Nick Suzuki

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Un centre ou un ailier? Il n’y a pas encore une réponse claire pour Nick Suzuki. Depuis ses débuts avec le Storm de Guelph, il a joué au centre, mais aussi à l’aile droite. C’était la même histoire avec l’Attack d’Owen Sound. Au Championnat du monde junior, Tim Hunter l’a rapidement déplacé du centre à l’aile droite avec l’équipe canadienne.

George Burnett, qui a dirigé P.K. Subban avec les Bulls de Belleville, n’ose pas trop s’avancer.

«Je ne peux pas prédire s’il sera un meilleur centre ou ailier dans la Ligue nationale [LNH], a répliqué l’entraîneur d’expérience. Je dirai une seule chose : c’est toujours difficile pour un jeune homme de jouer au centre dès le départ dans la LNH. Il y a plus de responsabilités. Je l’utilise autant à l’aile qu’au centre depuis son acquisition.»

«Nick se débrouille bien dans le cercle des mises en jeu, je vois une belle progression dans cette facette. Il est un joueur polyvalent. Il pourra jouer aux deux positions. Il n’est pas gros, mais il fonce et il ne redoute pas le contact.»

Plusieurs candidats

Suzuki savait qu’on lui poserait la question. Si cette interrogation faisait parfois rager Alex Galchenyuk ou Jonathan Drouin la saison dernière, Suzuki avait eu le temps de réfléchir à une réponse intelligente.

«Je ne sais pas encore où je jouerai dans la LNH, a-t-il dit. Je crois honnêtement que je peux devenir un bon joueur de centre comme un bon ailier. Ça dépend plus des besoins de l’organisation et des désirs de l’entraîneur-chef. Je jouerai à la position que le Canadien me demandera.»

Pendant près de 20 ans, la position de centre a représenté une grande faiblesse chez le Canadien. Le discours change tranquillement. Cette saison, Marc Bergevin a construit une bonne ligne de centres avec Max Domi, Phillip Danault et Jesperi Kotkaniemi.

Si ce dernier deviendra dans un horizon à court terme le premier pivot de l’équipe, les Ryan Poehling et Suzuki devraient aussi donner du lustre à cette position névralgique.

Suzuki est très conscient qu’il y aura bientôt congestion au centre à Montréal.

«Je ne sais pas si mon avenir à court terme avec le Canadien passe plus par l’aile droite. Je serais bien heureux de jouer avec Kotkaniemi, Domi, Danault ou Poehling. Je ne m’en plaindrais pas. Mais je sais qu’il y a plusieurs partisans à Montréal qui souhaitent me voir au centre. Le CH cherche de bons pivots depuis longtemps. Maintenant, il y en a trop ! Si je dois jouer au centre, je ferai de mon mieux. Si je joue à l’aile, je me retrouverai avec Domi, Kotkaniemi ou Danault. C’est une situation gagnante, peu importe le choix.»

Ambitions claires

Âgé de 19 ans, Suzuki fera le saut chez les professionnels à l’automne prochain. Il n’a pas eu peur de dévoiler son plan.

«Je pense à Montréal. Mon objectif est de devenir un joueur de la LNH. Je ne me présenterai pas au prochain camp en m’attendant à amorcer la saison à Laval avec le Rocket. Je crois en mes moyens et je viserai un poste avec le Canadien. Je ferai tout en mon possible pour les empêcher de me retrancher. Je suis très compétitif de nature.»

«Je sais aussi que j’avais dit la même chose à mon arrivée à mon premier camp à Montréal, a-t-il continué. Le Canadien m’avait dit que j’aurais une chance de rester avec le grand club. Mais pour y arriver, je devais dominer. J’avais besoin d’être l’un des meilleurs sur la glace. Je n’ai pas joué plusieurs matchs préparatoires, seulement deux. Je me suis bien débrouillé, mais ce n’était pas assez. J’étais heureux de mon expérience malgré tout.»

«Je n’étais pas à 100 % lors du calendrier préparatoire. Lors du match à Toronto, je cachais une petite blessure et lors de la rencontre au Centre Bell, j’avais été blessé pendant le match. Les soigneurs avaient fait du bon travail pour me permettre de jouer.»

Avec Kotkaniemi, Poehling et Suzuki, le CH a maintenant les armes pour avoir de bons centres pour une longue période. Et même si Suzuki devient un ailier, il restera encore les Domi et Danault pour jouer dans le milieu.