Les Partants

Jasey-Jay Anderson : «Je n’ai pas annoncé ma retraite!»

Publié | Mis à jour

Sorti de la retraite en 2011, Jasey-Jay Anderson n’a pas l’intention d’y retourner de sitôt.

Écoutez l'entrevue avec Jasey-Jay Anderson à «Les Partants» dans la vidéo, ci-dessus.

En entrevue à l’émission «Les Partants», jeudi matin, sur les ondes de TVA Sports, le médaillé d’or des Jeux de Vancouver a mis les pendules à l’heure à la suite d’un article qui l’envoyait à la retraite.

«Je n’ai pas annoncé ma retraite! C’est une phase inévitable pour un athlète, c’est plus à ça que je faisais allusion.»

Lundi, le planchiste de Mont-Tremblant a terminé neuvième au slalom géant des championnats mondiaux de Park City, lui qui a raté les quarts par cinq maigres centièmes de seconde.

Il n’a toutefois pas dit son dernier mot et il entend venger sa sortie décevante.

«À 43 ans, je suis encore actif. La semaine prochaine je pars pour la Coupe du monde en Asie. L’année prochaine aussi j’ai l’intention de participer à d’autres descentes en Coupe du monde», a précisé celui qui a pris le 24e rang à PyeongChang l'hiver dernier.

Encore le feu sacré

Le sextuple olympien - un record canadien - reconnait que le sport a changé depuis les Jeux de Nagano en 1998, mais il a encore le feu sacré. Métier oblige, il n’a pas meilleur endroit pour lui que sur les pentes.

«Ça prend des objectifs et des raisons de courser. Ce n’est plus ce que c’était il y a 25 ans. J’aime ça et je veux aller chercher des résultats.

«Mon emploi est de fabriquer des planches et un développeur aussi. Pour être à l’affut, il faut que je course. C’est aussi simple que ça.

Entre temps, il se livre aussi à ses autres obligations. Sa conjointe et lui tiennent un commerce d’agriculture tout en exploitant une bleuetière et une ferme d’élevage.

«Heureusement j’ai ma femme Manon qui m’épaule dans mes projets. Elle est incroyable. C’est une force de la nature. J’essaie de la suivre», raconte-t-il.

«Il faut faire attention, car les deux on est capable de se pousser trop loin. On n’a pas fait de burnout encore, mais on l’a effleuré!», a-t-il lancé avec une pointe d’humour.