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Crédit : Martin Chevalier / JdeM

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Les cinq options de Marc Bergevin

Publié | Mis à jour

La date limite des transactions dans la Ligue nationale de hockey (LNH) approche et à la surprise de la plupart des observateurs, le Canadien de Montréal se trouve en excellente posture pour se tailler une place en séries éliminatoires. Aussi, son directeur général Marc Bergevin réalisera-t-il une ou des transactions d’importance d’ici le 25 février?

Déjà, la machine à rumeurs s’emballe un peu partout dans le circuit Bettman et Montréal n’y échappe pas. Le Tricolore est-il acheteur, vendeur ou simple spectateur? La question reste à répondre, mais le site journaldemontreal.com a rappelé mardi la présence régulière de recruteurs du Canadien aux récents matchs de certaines équipes de la LNH.

Quelles sont les options s’offrant à Bergevin, qui souhaite voir son club atteindre la phase d’après-saison dans ce qui était supposément une année de transition?

1-Conclure une transaction majeure

En dépit de ses 64 points en 53 matchs, le Canadien doit combler quelques lacunes. Il doit notamment trouver un arrière gaucher fiable pour évoluer aux côtés de Shea Weber, malgré tous les beaux efforts du jeune Victor Mete qui a encore des croûtes à manger.

Les Ducks d’Anaheim pourraient détenir la solution à ce problème, eux qui misent sur Cam Fowler et Hampus Lindholm. Même si elle demeure dans la course aux séries, la formation californienne connaît toutes sortes d’ennuis et risque de se départir de joueurs-clés pour rebâtir.

À Edmonton, Darnell Nurse représente un défenseur susceptible d’aider le Bleu-Blanc-Rouge. Toutefois, la facture sera élevée pour quiconque espérant acquérir l’athlète de 23 ans. Bergevin est-il prêt à laisser aller des atouts intéressants, aussi jeunes soient-ils? Nick Suzuki et Ryan Poehling pourraient-ils changer d’adresse si une occasion en or se présente?

2-Réaliser une acquisition mineure

L’offensive du Canadien se débrouille bien avec ses 160 buts marqués (en date de mardi) en dépit d’une attaque massive improductive. Certains croient que l’équipe aurait avantage à se grossir à l’avant, puisque ses petits joueurs risquent d’éprouver des ennuis contre des formations plus lourdes le long des bandes.

Entre autres, le nom de Brian Boyle a été associé au Canadien, dernièrement. Toutefois, celui-ci ne serait pas la seule organisation envisageant de mettre la main sur le vétéran de 34 ans des Devils du New Jersey. Le Bleu-Blanc-Rouge possède 10 choix au prochain repêchage amateur, ce qui pourrait lui permettre d’obtenir un joueur de cet acabit.

3-Se départir de certains actifs

Si Bergevin décide de liquider des actifs et de se donner une marge de manœuvre plus grande pour réaliser une embauche importante, il peut certes tenter de refiler des joueurs payés grassement ne figurant plus vraiment dans les plans de son organisation.

Karl Alzner et David Schlemko sont évidemment sur la voie d’évitement, mais encore faut-il un acheteur intéressé. Aussi, le Canadien pourrait devoir accepter un mauvais contrat ou un joueur problématique s’il espère laisser aller Alzner, qui touche en moyenne 4,625 millions $ par campagne, ou Schlemko, qui gagne 2,1 millions $.

À l’attaque, Charles Hudon joue gros au moment où certains blessés attendent de revenir au jeu. Si tout le monde est en santé chez la Sainte-Flanelle, le Québécois risque de retrouver son fauteuil sur la galerie de presse ou d’obtenir un billet d’avion vers une nouvelle destination.

4-Fouiller (encore) chez le Rocket

Ici, nous parlons d’une solution de dernier recours, car les réserves au sein du club-école - déjà très sollicité en 2018-2019 – sont plutôt restreintes. Bergevin peut bien rappeler Byron Froese, Xavier Ouellet, Schlemko et autres si l’infirmerie commence à déborder. Cependant, ces joueurs ont prouvé que leur utilité a ses limites. Pour le reste, il y a bien Michael McCarron, mais il demeure à l’écart en raison d’une blessure à l’épaule et la date de son retour est indéterminée.

Devant le filet, Charlie Lindgren et Michael McNiven sont prêts à prendre le métro vers le Centre Bell si un malheur frappe Antti Niemi ou pire, Carey Price.

5-Ne rien faire

S’il ne trouve pas son compte sur le marché des échanges ou s’il juge que sa formation est suffisamment armée pour réaliser un bon bout de chemin, Bergevin peut simplement miser sur le personnel en place et rester inactif. Après tout, il aurait de bonnes raisons pour emprunter cette voie, puisque la troupe de Claude Julien a déjoué les pronostics jusqu’ici. Il s’agirait aussi d’un vote de confiance à l’égard des joueurs de l’équipe.

En revanche, beaucoup d’adversaires du CH essaieront de s’améliorer dans les jours à venir et le Canadien aurait avantage à emboîter le pas. Aussi, plusieurs n’hésiteront pas à blâmer le DG pour son inactivité dans l’éventualité d’une chute au classement ou d’une présence brève en séries.