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Le commissaire de la LHJMQ hué à Baie-Comeau

TVA Nouvelles

Publié | Mis à jour

Le commissaire de la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ) Gilles Courteau s'est fait huer en fin de semaine à Baie-Comeau, sur la Côte-Nord, lors du match commémorant le 50e anniversaire du circuit.

Les partisans en ont contre l'imposition de nouvelles normes pour les arénas qui mettent la survie du Drakkar en péril. Le maire Yves Montigny a d’ailleurs profité du passage de M. Courteau pour lui faire part de ses craintes.

Il lui a rappelé que la mise aux normes du Centre Henry-Leonard était impossible dans les conditions budgétaires actuelles. Le maire comprend la ligue de vouloir améliorer la sécurité des joueurs par des mises aux normes, mais les coûts pour remplacer les bandes et les baies vitrées seraient estimés à 800 000$ pour le Centre Henri-Leonard, et c’est une fin de non-recevoir de la part de la ville de 21 000 habitants.

La ville est cependant prête à modifier l’éclairage pour du LED.

Selon le maire, le commissaire Courteau est prêt à accompagner les petites équipes de la Ligue auprès des différents paliers de gouvernement pour dénicher des subventions.

«Maintenant on va travailler ensemble, à la fois M.Courteau, la ligue et les municipalités concernées, parce qu’on veut se regrouper pour être capable de demander à Québec et à Ottawa de nous soutenir. Il existe différents programmes gouvernementaux de soutien aux infrastructures. On veut voir s’il y en aurait un, soit actuel soit à créer, pour venir nous aider à soutenir la sécurité des jeunes», souligne le maire Yves Montigny.

Même son de cloche du côté du député de René-Lévesque.

«Est-ce que le gouvernement du Québec peut embarquer? Peut-être. Je serai en mode solution avec M. Courteau, mais c’est sur que pour moi, le Drakkar de Baie-Comeau est notre identité régionale. C’est fondamental. Les gens aiment le Drakkar, donc on va tout faire pour trouver des solutions satisfaisantes pour la sécurité des joueurs, la ville de Baie-Comeau et les partisans», soutient Martin Ouellet.

Le temps presse cependant puisque la LHJMQ souhaite que les travaux soient effectués d’ici mai 2021.