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Jonathan Drouin : «un joueur d’autoroute»

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Mike Bossy a trouvé une analogie intéressante pour décrire le parfois énigmatique attaquant des Canadiens de Montréal, Jonathan Drouin.

Il ne fait aucun doute que l’auteur du spectaculaire filet gagnant en prolongation face aux Oilers d’Edmonton, dimanche, possède un solide bagage d’habiletés offensives et un talent brut extraordinaire. Mais sur le plan de la constance, c’est plus difficile à forces égales.

«Drouin est un joueur d’autoroute, pas de centre-ville. Il n’aime pas l’heure de pointe», a imagé la légende des Islanders de New York à l’émission «JiC», lundi, à TVA Sports.

Selon l’analyste de hockey, le «niveau d’intensité» et le «désir» de l’attaquant de 23 ans varient dépendamment des situations dans lesquelles il est employé.

«Quand voit-on Jonathan Drouin avec un peu de pep? En avantage numérique et à trois contre trois. C’est là qu’il aime jouer.»

L’autre collaborateur du segment «Le Temple de la renommée» à «JiC», Yvon Pedneault, croit que Drouin ne comprend pas tout à fait le rôle qu’on lui donne chez le CH.

«Il ne cadre pas avec le rôle que l’on lui confie à son début de carrière», constate-t-il à la lumière des propos de Mike Bossy, ajoutant qu’il n’est pas à plein régime tous les soirs.

«Quand il était à Tampa et qu’il décidait d’y aller à vitesse réduite un soir, avec Nikita Kucherov, Ondrej Palat et Tyler Johnson, ce n’était pas tellement grave. »

«Là t’es à Montréal, ça ne passe plus.»

Si Drouin pouvait se fondre dans le paysage en Floride, la profondeur ne lui permet tout simplement pas. Après tout, le directeur général Marc Bergevin a répété que le numéro 92 est un rouage important malgré son jeune âge.

«Ici, on veut qu’il soit un joueur d’influence. A-t-il les ressources pour être un joueur d’influence? Là est la question.»