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NFL

Super Bowl: la chasse aux records

Agence France-Presse

Publié | Mis à jour

Tom Brady, le «serial winner» des Patriots de la Nouvelle-Angleterre ou Sean McVay, l'entraîneur-prodige des Rams de Los Angeles : qui sera le héros du Super Bowl?

C'est l'événement sportif que tous les Américains, ou presque, ne rateraient sous aucun prétexte.

Car le Super Bowl, suivi cette année année par plus de 100 millions d'Américains, c'est aussi le spectacle, la démesure et les controverses.

Mission remplie pour le traditionnel spectacle de la mi-temps où ont chanté les plus grands de Madonna à Michael Jackson, en passant par les Rolling Stones: le groupe Maroon 5 a accepté d'en être la tête d'affiche, contrairement à d'autres stars américaines qui ont voulu protester contre le sort réservé par la NFL au joueur Colin Kaepernick, sans équipe depuis qu'il a lancé un mouvement de protestation contre les violences policières.

Sur le terrain, Brady et ses Patriots, fidèles à ce rendez-vous pour la troisième année de suite, sont les favoris aux livres face aux Rams, équipe encore en quête de partisans à Los Angeles, où elle est revenue en 2016 après vingt saisons passées à St. Louis.

Dans le Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta, 75 000 spectateurs, qui ont déboursé en moyenne 7000 dollars, sont assurés de voir tomber un, voire plusieurs, record(s).

Brady peut conduire les Patriots à un sixième sacre, ce qui ferait de la franchise de la région de Boston l'équipe la plus titrée de l'histoire, à égalité avec les Steelers.

9e Super Bowl, 6e titre?

Le quart-arrière à la gueule d'ange, époux à la ville de l'ancienne mannequin Gisele Bündchen, deviendrait, en cas de succès, à 41 ans le doyen des vainqueurs du Super Bowl et surtout le joueur le plus titré de l'histoire.

Le «GOAT» (le plus grand de tous les temps) disputera son neuvième Super Bowl; il a remporté quatre fois le trophée de MVP (meilleur joueur) du Super Bowl; il a distillé 18 passes de touchés lors de ses huit précédentes finales.

Dix-sept ans après avoir soulevé pour la première fois le trophée Vince Lombardi, lors d'une finale remportée face aux Rams encore basés à St. Louis, Brady est «plus motivé que jamais».

«Se qualifier pour le Super Bowl, c'est difficile. Le gagner, c'est difficile. Je suis conscient de la chance que j'ai de me retrouver à nouveau dans cette situation, car on ne sait jamais si on en disputera un autre», a rappelé Brady, dont l'équipe avait perdu la finale (41-33) contre les Eaglesl'an dernier.

Et ce n'est pas fini, puisqu'à son âge canonique dans un sport aussi traumatisant que le football américain, Brady ne rangera pas définitivement son casque, titre ou pas, dimanche soir.

«La star, c'est l'équipe»

«Quand je ne jouerai plus bien, je passerai à autre chose (...) mais en attendant, je vais continuer à jouer, à m'amuser et à essayer de gagner des matches», a-t-il prévenu.

Pour faire chuter ce monument, les Rams disposent d'une défense intraitable, avec Aqib Talib, un demi de coin passé par la Nouvelle-Angleterre (2012-13), et l'imposant Aaron Donald, élu samedi meilleur joueur défensif de la NFL.

Ils ont aussi un quart-arrière de 24 ans, Jared Goff, qui a déjà permis à son équipe de marquer 32 touchés, et l'insaissable porteur de ballon Todd Gurley.

Mais l'atout-maître des Rams est au bord du terrain: c'est l'entraîneur Sean McVay, 33 ans, soit...33 de moins que son vis-à-vis des Patriots, le très respecté Bill Belichick.

McVay avait 30 ans quand il a pris la direction des Rams et il peut devenir le plus jeune entraîneur de l'histoire à remporter le Super Bowl.

Il a transformé en deux saisons une équipe privée d'éliminatoires entre 2005 et 2016 en redoutable machine à gagner.

«Dans le football américain, ce qui est spécial, c'est de faire partie de quelque chose qui est plus grand que soi, la star de l'équipe, c'est l'équipe», a-t-il rappelé.

En trois participations jusque-là, les Rams n'ont gagné qu'une fois le Super Bowl, en 2000 à... Atlanta.