Oscar Rivas

Photo : Oscar Rivas Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QU

Boxe

Déjà deux offres pour Oscar Rivas

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L’importante victoire remportée par Oscar Rivas contre Bryant Jennings, il y a deux semaines à Verona, rapporte déjà des dividendes.

Le gérant du poids lourd Stéphane Lépine a déjà reçu deux offres pour un éventuel combat.

«Il y en a une plus sérieuse que l’autre pour un duel en juin, a indiqué l’homme de boxe au «Journal de Montréal» après la pesée d’Eleider Alvarez. La deuxième, les négociations sont encore au stade embryonnaire et aucune date n’a été avancée.»

Pour le moment, il n’est pas question pour Lépine de dénicher un contrat à long terme pour son poulain avec un réseau américain de télévision. Et ça s’explique assez facilement.

Rivas a besoin de quelques autres combats significatifs pour hausser sa notoriété sur la scène internationale. Puis, les deux champions des lourds, Anthony Joshua (DAZN) et Deontay Wilder (Showtime), ont déjà des contrats de télévision sur des réseaux concurrents. S’il reçoit une offre pour affronter l’un des deux, Rivas doit être libre de toutes obligations pour pouvoir négocier son plus gros combat en carrière.

«À chacun de ses combats, Oscar va prendre de la valeur, a souligné Lépine. Si je compare sa situation avec celle d’Eleider, j’avais négocié une entente de plusieurs combats alors qu’il avait le statut de champion du monde.»

«Pour le moment, on y va un combat à la fois et on est à l’écoute des offres. On donne nos exigences.»

Des cartes dans son jeu

En l’emportant de façon éclatante contre Jennings, Rivas a donné des munitions à son gérant pour les prochaines négociations. Pourtant, ça ne s’enlignait pas de cette façon avec sa contre-performance du 1er décembre, à Québec.

«Dans les mois avant ce combat, la confiance d’Oscar n’était pas à son plus haut niveau, a reconnu Lépine. Les blessures, le manque d’adversité et les combats annulés l’avaient affecté.»

«Après 150 combats amateurs et 10 ans chez les pros, il était encore dans des combats à 10 ou 15 000 $. Dans sa tête, il se demandait s’il aurait enfin sa chance. Contre Jennings, je savais qu’on prenait un gros risque. Par contre, il était tellement en bonne condition physique que son corps lui a donné cette confiance nécessaire pour atteindre cet objectif.»

Une ceinture et un sourire

Après la pesée de son ami Eleider Alvarez, Rivas a enfin reçu l’une des deux ceintures qu’il a gagnées contre Jennings. Dans une cérémonie improvisée dans le lobby de l’hôtel Omni, le boxeur a reçu son titre NABO des mains du superviseur de la WBO.

Quant à la ceinture IBF International, elle sera envoyée au bureau du Groupe Yvon Michel par la poste dans les prochains jours. Grâce à ce titre, Rivas a de bonnes chances de grimper au deuxième rang du classement de cette association lors du prochain relevé mensuel.

Le Montréalais d’origine colombienne a maintenant trois titres mineurs des lourds en sa possession. La prochaine année s’annonce très intéressante pour lui.

Comme dans un rêve

Oscar Rivas flotte sur un nuage depuis sa victoire du 18 janvier dernier. Toutefois, il est conscient qu’il lui reste du chemin à faire avant d’obtenir un combat de championnat du monde.

«Je vis un rêve depuis cette victoire. J’ai acquis une notoriété et une visibilité que je recherchais, a souligné Oscar Rivas lorsque rencontré par «Le Journal de Montréal». J’ai travaillé fort pour me rendre jusqu’à cette étape.

«Si je veux atteindre mon objectif ultime, je sais que je vais devoir travailler encore plus fort.»

De la confiance

Il a déjà revu son dernier duel à une quinzaine de reprises. Rivas sait qu’il a encore des choses à peaufiner dans son style.

« Durant le combat, je suis trop concentré pour penser à mes erreurs, a souligné le boxeur de 31 ans. Ma victoire m’a donné une grosse dose de confiance.

«J’ai tenté d’appliquer la stratégie de mon entraîneur, mais j’étais hésitant à certains moments. C’était une affaire de confiance et j’étais trop stressé.»

Il est bien conscient que les combats payants sont à sa portée. Son objectif est d’assurer l’avenir de ses quatre enfants.

«Je laisse cette portion de ma carrière entre les mains de mon gérant Stéphane Lépine, a expliqué Oscar Rivas. S’il m’arrive avec un combat payant, c’est sûr que je serai prêt.»

Une épaule à guérir

Depuis son duel à Québec, Rivas traîne une blessure à une épaule. Son équipe médicale, avec le physiothérapeute Hugo Lettre et le Dr Francis Fontaine en tête, a été en mesure de contrôler la douleur pendant le dernier camp d’entraînement de l’athlète.

Le Montréalais d’origine colombienne n’a pas trop souffert pendant son duel contre Bryant Jennings. Il profitera des prochaines semaines pour poursuivre ses traitements de physiothérapie.

«Ce n’est pas grave. On parle d’une inflammation, a précisé Rivas. Je vais continuer mes traitements pendant mes vacances afin d’aider mon épaule à récupérer. En attendant, je vais continuer de faire du cardio dans le gymnase.»